CHAMPAGNAC : journée de l'eau et de la nature

Rédigé par Collectif citoyen - 24 mai 2018

Classé dans : Haute Saintonge, Environnement, Consommation, citoyenneté, Ecologie - Mots clés : aucun - aucun commentaire

TERRES D'OISEAUX...TERRE D'ABEILLES DU MARAIS...TERRES D'AMITIE

Rédigé par JP Négrel - 19 février 2018

- o – o – o -

 

Braud-et-Saint-Louis...Port  des Callonges...Pour y parvenir, une belle longue route étroite,dégagée, rectiligne. Passage obligé, presque initiatique. Une route tranquille, bucolique à souhait dans le vent de l'estuaire portant le chant des oiseaux . Route baptisée avenue,le long de laquelle mieux vaut ne pas dévier de sa trajectoire si l'on ne souhaite pas rejoindre le domaine très humide des échassiers alentours .Il s'y ébattent en toute liberté au milieu des sereines vaguelettes du marais. N'allons pas troubler ce havre de paix dédié aux oiseaux par une brutale, mécanique , bien qu'involontaire intrusion ...

 

- o – o – o -

 

 

 

Nous arrivons ainsi en ce lieu idéal dédié à la nature, proche du petit port hérissé des mâts d'embarcations tentées par l'aventure maritime. En ce lieu, chaque année, il est vrai, se fête le retour du printemps. Mais pas seulement. Car s'y retrouvent parmi d'autres amis, les amoureux des arbres. Pas n'importe quels arbres. Les fruitiers porteurs de couleurs, de saveurs et d'arômes qui flattent de saines gourmandises. Voici nos amis greffeurs qui greffent et greffent encore, soucieux de perpétuer et disséminer ces espèces fruitières patrimoniales qu'il est bon de préserver. Ils célèbrent ainsi de précieuses fiançailles végétales, préludes à de futures et fécondes unions arboricoles. Et puis voici cet étonnant sculpteur qui d'un bloc de bois brut fait jaillir un oiseau. Et tous les autres amis , ravis du spectacle et réunis tout autour. Gentes dames et beaux messieurs, comme l'on disait autrefois. Un tantinet gourmands, peut-être, mais pourquoi pas gourmets ? Jardiniers certainement, toujours disposés sans jamais se lasser, à sans cesse planter et replanter les jeunes arbres greffés afin de sauvegarder la diversité fruitière.

 

- o – o – o -

 

 

 

 

Et puis voici qu'apparaissent également d'étranges personnages parés d'accoutrements immaculés , chapeautés de grillages surprenants mais prudemment ajoutés. On les reconnaît bien vite. Car à bonne distance, se trouvent les ruches bourdonnantes dont prennent bien soin ces amoureux de nos amies les abeilles. Ouvrières infatigables, indispensables pollinisatrices, sans lesquelles nuls fruits n'apparaîtraient sur nos arbres fruitiers . Ouvrières choyées par nos apiculteurs qui en connaissent un rayon. Et qui n'hésitent pas à chercher la petite bête lorsqu'elle s'égare en essaimant au hasard dans la nature, Afin de lui offrir un gîte sûr au sein de la ruche. Car qui connaît ses essaims, les honore ! Essaims parfois si dispersés que nos apiculteurs ne savent plus à quel essaim se vouer !

 

Et tout se termine par un petit « en-cas » entre amis,fort bien garni, pour lequel chacune et chacun a pris bien soin d'apporter pâtisseries et petits plats « maison », afin de participer, à la faveur de ces amicales agapes, à régaler l'assemblée . Assemblée déjà bien soudée par ce goût commun , cette passion pour ce qui vient de la nature, et de l'ouvrage qui lui est dédié, avec amour et conviction. Projet commun sans autre ambition ou motivation que de partager ensemble également de purs moments d'amitié.

Et cette amitié là , elle est sincère et pérenne !

 

 

- o – o – o -

 

NDA-Nos amies et amis cagouillardes et cagouillards ont certainement reconnu les membres de deux associations bien connues :

 

-Mémoire fruitière des Charentes

-Terre d'abeilles du marais

 

qui participent régulièrement à des réunions ,expositions et manifestations saisonnières sur le site de Terres d'oiseaux sis au Port des Callonges de Braud-et-Saint-Louis

 

 

- o – o – o -

Classé dans : Articles les plus lus, Société, Ecologie - Mots clés : aucun - aucun commentaire

Connaissez-vous des colonies d’abeilles mellifères nichant à l’état sauvage ?

Rédigé par Vincent Albouy - 25 octobre 2017

Connaissez-vous des colonies d’abeilles mellifères nichant à l’état sauvage ?

L’importante mortalité des abeilles mellifères d’élevage occupe et préoccupe les apiculteurs, les scientifiques et les médias depuis une vingtaine d’années. Les raisons avancées pour expliquer cette situation anormale sont variées : parasites, maladies, prédateurs, pesticides, ondes électromagnétiques,appauvrissement des milieux, pratiques apicoles, etc. Le débat fait rage, débordant largement sur la place publique, sans qu’il ait pu être tranché jusqu’à présent.
 
Dans ce débat, portant sur les colonies domestiques élevées par les apiculteurs, on oublie que les abeilles mellifères sont des insectes vivant aussi naturellement à l’état sauvage. Ces colonies sauvages ont elles quasiment disparu, comme l’affirment certains, victimes du varroa, des maladies, du frelon asiatique,seuls des essaims issus de ruches soignées par l’homme réoccupant les sites de nidification pour disparaître presque aussitôt ?
 
Au contraire, se portent-elles mieux comme d’autres l’avancent, soumises à l’impitoyable sélection naturelle mais ne subissant plus de pratiques apicoles néfastes (prélèvements de miel et de pollen,nourrissage au sucre, pesticides distillés au coeur de la colonie pour lutter contre le varroa, utilisation de sous-espèces plus douces ou plus productives mais mal adaptées aux conditions locales…) ?
 
Ou cette mortalité est-elle comparable dans les deux populations, les avantages et les inconvénients de leurs statuts respectifs s’annulant ? La question reste posée.
 
C’est pourquoi l’Office Pour les Insectes et leur Environnement Poitou-Charentes a décidé de lancer en 2018 un suivi de la démographie des colonies d’abeilles mellifères vivant à l’état sauvage qui s’étalera sur 5 ans. Nous souhaitons démarrer cette étude en suivant le plus grand nombre possible de sites de nidification, pour que les statistiques que nous en tirerons soient les plus significatives possibles.
 
Un site de nidification est un endroit occupé, ou qui a été récemment occupé, par une colonie d’abeilles mellifères à l’état sauvage, c’est à dire ne subissant aucune intervention humaine.
 
Le type de site de nidification est indifférent. Il peut s’agir aussi bien de sites naturels comme les arbres creux ou les trous de rocher que de sites artificiels, structures de fabrication humaine comme des nichoirs à oiseaux, des cheminées, des dessous de toit, des cavités dans un mur, des statues ou poteaux électriquescreux, de vieux tonneaux, des ruches abandonnées si elles ont été spontanément colonisées par un essaim,
etc.
 
Nous en avons repéré 43 à ce jour en Charente-Maritime, dont 37 actuellement occupés. Nous faisons appel à vous pour augmenter cette base de départ.
 
Si vous connaissez un ou plusieurs sites de nidification d’abeilles mellifères à l’état sauvage, merci de bien vouloir le(s) signaler auprès de Vincent Albouy, coordinateur de l’étude, soit par courriel (), soit par téléphone (05 46 91 81 13), soit par courrier (OPIE-PC, 13 chemin des Melles, 17350 Annepont). Nous vous ferons parvenir une fiche de signalement à remplir et à nous renvoyer.

Classé dans : Environnement, Ecologie - Mots clés : aucun - aucun commentaire

Fil Rss des articles de cette catégorie

Derniers articles


Derniers commentaires


Catégories

Archives

Mots clés