CUISINE ET POLITIQUE

Rédigé par J-P Négrel - 24 novembre 2014

 

 

 

 

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Après son très prémonitoire article baptisé «Chocolat et politique»,dans la catégorie «politique», et consacré à un cas local, la cagouille libre poursuit son modeste périple culinaire au sein de la cuisine politique, avec l'humour qui convient à cet étrange monde du spectacle monarco-républicain ... Et à une certaine forme de cuisine avec de véritables chefs toqués. Evidemment, il est bien connu qu'il existe un authentique personnel politique sincère et dévoué à la cause publique. Notamment nos modestes maires de petites communes qui eux, ou elles, se contentent d'une toute aussi modeste cantine municipale. Ce qui suit s'adresse à nos ministres intègres et autres députés et sénateurs cumulards élus et ré-élus souvent à vie , avec un nombre de voix qui n'atteint pourtant pas toujours le quorum démocratique normalement requis.

 

 

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Il serait injuste de mettre dans le même panier tous nos grands ou petits élus en les soupçonnant d'aller tous à la soupe. Cependant , cela ne manque pas de sel et il est assez croustillant d'observer l'importance que l'oseille conserve aux yeux de certains de nos chers et coûteux représentants. Mais après tout, ne faut-il pas gagner son pain , faire bouillir la marmite, et tenir la queue de la poële ? Y-a-il là de quoi en faire tout un plat ? D'aucuns trouvent tout de même que ces braves gens nous servent du réchauffé, nous racontent trop souvent des salades, qu'ils nous mitonnent de jolis menus afin de restaurer leur image parfois rancie. Ces citoyens là estiment que c'est quand même leurs oignons de savoir à quelle sauce ils seront vraiment mangés. Ils craignent de trinquer une nouvelle fois, de ne pas pouvoir gagner leur croûte, d'être pressés comme des citrons, de se retrouver dans la panade, de continuer à pédaler dans la choucroute, ou dans la semoule, selon les goûts. Ou encore d'être pris pour de bonnes poires avec le sentiment de s'être encore fait rouler dans la farine .Toutes choses difficiles à digérer. Alors, un peu soupe au lait, ils font du boudin , parlent de farce électorale,et, c'est râpé, malheureusement,ils ne vont pas voter. Le moral en capilotade, en papillotes, à ramasser à la petite cuillère, ils ne se sentent pas vraiment dans leur assiette et en ont ras-le-bol. Ils doutent que leurs supposés représentants trouvent la bonne recette pour les tirer de la purée, afin qu'ils ne se retrouvent pas à nouveau marrons, véritables dindons de la farce . En décortiquant la situation, la moutarde leur monte au nez, et ils parlent de république bananière.

 

 

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Pourtant, le métier de la politique, ce n'est pas toujours de la tarte...D'abord, il faut se faire élire. Et faire prendre la mayonnaise pour ne pas prendre la pâtée et finalement se retrouver dans les choux, prendre un bouillon, et risquer un vrai four....Ca se prépare. Avec l'aide de dévoués et bénévoles marmitons militants distribuant et collant partout le menu du chef. Il y a du pain sur la planche. Il faut partir avec des biscuits afin que l'auditoire en reste baba face à un discours gratiné, mitonné aux petits oignons, et qui ne manque pas de sel. Pimenter et farcir le propos de belles promesses, en faisant gober n'importe quoi à des électeurs affamés de renouveau. Selon les régions, avoir la pêche,la patate ou la banane. Et déjà, se prendre pour une huile, dans l'espoir de devenir une grosse légume. Ne pas être à couteau tiré avec la partie adverse, mais savoir ce qu'elle mijote. Pour le cas où l'on redouterait d'essuyer un cuisant échec électoral qui vous laisse sur le flan,prévoir l'avenir, envisager avec l'adversaire de discrètes rencontres d'arrières-cuisines, là où se mitonnent de louches tambouilles pas toujours ragoûtantes. Mettre beaucoup d'eau dans son vin. Puis ne pas hésiter s'il le faut à se faire retourner comme une crêpe. On ne va tout de même pas cracher dans la soupe !

 

 

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En cas de victoire, une fois élu, c'est le grand festin On peut se servir avec un bel appétit au fastueux et alléchant grand banquet des «élites», offert par Marianne. On ne travaille pas au SMIC pour une poignée de cacahuètes, ou des queues de cerises. On se fait du blé, ou de l'oseille, selon les goûts. Et puis un ou plusieurs mandats permettent de se sucrer, de faire son beurre et de l'ajouter dans les épinards. La politique, ça conserve. Il faut amasser des noisettes pour ses vieux jours, lorsque rassasié de et par la politique, convenablement repu, on aura pris de la bouteille, et de la brioche.

 

 

 

GRACE A CETTE GRANDE CUISINE POLITIQUE TRADITIONNELLE, QUE PEUT-ON REDOUTER ?

UNE GROSSE ET GRAVE INDIGESTION POPULAIRE.

ET QUE TOUT CELA TOURNE AU VINAIGRE !

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HISTOIRE DE COCHONS

Rédigé par J-P Négrel - 11 avril 2014

 

 

 

 

 

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C'était fatal, ils se rencontrèrent un jour de foire à St Jean-Pied-de-Port.

Et fatalement, ce jour là, il faisait un temps de cochon

D'abord, ils devinrent copains comme cochons

Mais dans chaque porc, il y a un cochon qui sommeille

Alors ,soudain, il lui dit «tiens, voilà du boudin»

Elle se dit «c'est-y du lard ou du cochon ?

Oh, après tout, dans le cochon, tout est bon

Alors...»

C'était une belle petite cochonne

C'était un bon gros cochon

Ils étaient faits pour s'entendre

Ils le firent

Epatée (de porc...), elle lui dit «ben mon cochon » !

Cochon qui s'en dédit, c'était pour la vie !

Hélas, l'idylle tourna court

Lui avait un véritable caractère ...de chien

C'est dur pour un cochon d'admettre qu'il a un caractère de chien !

Surtout quand on est une véritable tête de cochon

Quant à elle, elle n'entretenait pas son intérieur

Il fallait voir le logis

Une vraie porcherie !

Un cochon n'y aurait pas retrouvé ses petits

Un jour, il lui fit un tour de cochon avec la truie voisine, et tout cela tourna vite en aune de boudin

Ils eurent quand même le temps de mettre au monde trois petits cochons qui devinrent très célèbres

 

A tous les porcs, salut !

 

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