NOTRE IMPROBABLE REPUBLIQUE DES TROUILLES

Rédigé par JP Négrel - 18 décembre 2014

 

 

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Quelques lignes de pure fiction

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Tout ce qui suit n'est évidemment que pure imagination débridée. Jamais dans notre doux pays de France, de pareils personnage,de pareils hommes de pouvoir ne pourraient exercer pareilles pressions sur d'improbables et si craintifs concitoyens , en créant dans nos petites villes et grands villages de semblables ambiances, atmosphères étouffantes proches d'une situation de caricature de dictature à petit pied ! Nous sommes évidemment des citoyens libres de dire, de penser et d'écrire, notamment et c'est bien connu, dans une presse locale indépendante , sans contraintes, ni pressions, ni censures. Nous n'avons rien de commun avec ces citoyens trouillards qui n'osent plus objecter, penser, contester, oser défier l'Autorité pour faire triompher la Vérité, la Transparence, la Justice, et la Démocratie. Valeurs de toutes les façons, inaliénables et permanentes au sein de notre authentique République En un mot, comme chacun le sait bien, nous vivons dans une vraie démocratie dans laquelle ce qui suit est fort heureusement impossible, inimaginable ! Il s'agit là de la description de ce qui pourrait être si nous abandonnions soudainement notre rôle de vigilance citoyenne. Ce qui n'est évidemment pas le cas ! Rassurons-nous donc, et sourions volontiers en lisant cette franche rigolade !

 

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Trouille générale !

 

Estimé lecteur, cher concitoyen mon frère (ou ma sœur), avez-vous déjà éprouvé cette sorte de trouille indicible, cette incroyable, cette lâche trouille citoyenne qui , de bas en haut ,de haut en bas, de gauche à droite et de droite à gauche, et même au milieu, angoisse et mine notre pauvre Marianne... Et nous y compris lorsque nous sommes en but avec certains de ces très impressionnants personnages qui détiennent le pouvoir en fronçant les sourcils

 

Cette trouille qui rend muet, soumis, craintif, obséquieux, en présence de ces considérables et provinciales «Elites» disposant d'un pouvoir d'autant plus puissant qu'il est renforcé par la proximité , là où tout le monde se connaît et où l'on devient parfois vulnérable. Petits barons tout puissants, cultivant un certain culte de la personnalité. Et qui, d'après de nombreux témoignages, ici et là, partout dans notre doux pays de France, du haut de leurs tribunes fleuries, nous prennent trop souvent pour d'humbles vermisseaux tout juste bons à ramper jusqu'au bureau de vote ? Afin qu'à l'échéance, nous y glissions le bon bulletin de vote, celui qu'ils espèrent tant et qui les obsède. Et puis si, par hasard, ici et là, partout dans notre doux pays de France, ces bons Vieux que nos chères «Elites» tellement désintéressées, s'efforcent de choyer à nos frais lors du traditionnel Banquet des Anciens, oubliaient eux aussi de glisser le bon bulletin à la faveur de la prochaine procuration accordée à la bonne personne  ? Ce bulletin que décidément nos chères «Elites» ont la trouille de ne pas retrouver pour pouvoir poursuivre leur juteux cursus politique ?

 

Car eux aussi, ils ont la trouille...C'est que leur carrière non seulement doit se poursuivre, mais doit leur permettre également de gravir encore des échelons. Maire, c'est bien, mais imaginons un peu... Accéder enfin aux ors de la République... Et pouvoir enfin croire que le bras s'est encore allongé et le pouvoir encore accru! Avec un peu de ruse, de chance, de persévérance, quelques accommodements avec le bord adverse, et parfois avec tout de même de réelles compétences, c'est plus facile que de gagner au loto ! Mais il faut durer, et durant longtemps savoir très souvent vendre des vessies en lieu et place de lanternes ! Trouille de ne pas pouvoir tenir la distance en manquant d'imagination ! Fort heureusement, pour parvenir à cette situation tant enviée, obsédante, on est assuré du soutien actif de l'équipe de zélés courtisans et courtisanes obligatoirement reconnaissants, qui ont la trouille de perdre les petits privilèges que leur a généreusement accordé le Grand Homme. Là également à nos frais. On peut compter aussi sur la trouille de l'électeur qui a peur de changer. Dame, comme dit le proverbe, on sait ce qu'on perd, mais on ne sait pas ce qu'on trouve ! Il y aurait beaucoup à dire, mais autant garder celui-là ! Surtout qu'il a trouvé un petit boulot au fiston, à la cousine, à la tante de la sœur de ma voisine...Et à la Tantina de Burgos ! Ollé ! Et puis, pensez donc... Si par hasard, le Grand Homme avait vraiment le bras aussi long qu'il le fait croire... Imaginons... Quoi exactement ?... On ne sait pas trop... Mais on ne sait jamais, n'est-ce pas ? Donc à tout hasard, mieux vaut être très copain avec le Grand Homme, voire plus si affinités ! Ou au moins le faire croire. Ça peut servir. A quoi, exactement ?...On ne sait pas trop...Ça peut ! C'est tout ! Un petit piston, par exemple ? Un peu plus ? Allez donc savoir !

 

Trouille chronique devant certains élus,  à cause de la subvention réclamée ou pire, des miettes de la survie sollicitée, obtenues ou pas du fait de la bonne grâce du Grand Homme et de son équipe. Chantage au gagne-pain, à la misère et à la précarité, par clientélisme électoral et absolutisme local.

 

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La voix du Maître devient notre conscience !

 

Certains citoyens en rajoutent encore. Le système s'alimente de lui-même. Avec le temps et après de douloureuses expériences, l'atmosphère épaissie favorise la naissance d'imaginations débridées. Dès que la tentation du salutaire et libérateur sursaut survient, on s'imagine entendre le sermon menaçant de l'Edile Suprême. «Mesdames, Messieurs, demain réunion publique. Mon bilan, obligatoirement positif, bien sûr. Vous êtes priés de remplir la salle, de vous taire, sauf pour approuver, et d'applaudir ! Sinon gare ! Et puis vous là-bas, qui m 'aviez soutenu aux dernières municipales, on vous a vu la semaine dernière vous rendre au domicile d'un opposant ! Vous savez ce que ça signifie ! Terminée la subvention à votre association ! Ça tombe bien, j'avais l'intention d'y placer l'une de mes admiratrices complices pour vous remplacer à sa présidence. Quant à vous, ne vous avisez pas de proposer votre candidature aux prochaines municipales... vous tenez certainement à conserver la clientèle de votre petit commerce, n'est-ce pas ? Réfléchissez bien... Et puis je connais fort bien la Direction de l'école de votre cher fils, et le patron de l'usine où travaille votre tendre époux . Et vous le savez, j'ai une imagination très fertile. De ce fait, les réputations, ici, c'est moi qui les fait. Mon équipe si dévouée à ma cause se charge de les répandre et les amplifier. Diviser pour régner. Il n'est pas mauvais que tout un chacun se méfie de l'autre. Les chiens de faïence, c'est rigolo !»

Joyeuse paranoïa savamment entretenue.

 

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Le Maître aussi !

 

Dans le cadre du monopole des imprescriptibles et définitifs pouvoirs locaux redistribués par et entre gens bien évidemment «compétents», secrète trouille chronique de l’élu local, petit baron qui n’ose pas trop «chatouiller» son concurrent de la baronnie voisine, autre baron un peu plus puissant que lui, pour le cas où…Trouille vite vaincue dans le cadre d’un consensus mou, ou d’un partage discrètement convenu des postes entre les étiquettes. Le tout étant souvent baptisé tolérance, pour faire humaniste, ou pacte républicain, pour faire...républicain. Ceci grâce très couramment au système bien connu de la «barbichette» ( je te tiens, tu me tiens ,etc...).L'ensemble, c'est évident, étant pratiqué d'une manière totalement désintéressée, uniquement voué et dévoué à la Cause Publique. Etiquettes biaisées et renvois d'ascenseur font bon ménage dans ce monde là ! Ouf ! Tout peut s'arranger à l'amiable !

Et puis, généralement, le Grand Berger à la barbichette tient très bien son troupeau en laisse. Mais malgré tout, il n'empêche qu'existe un danger pernicieux, souterrain, menaçant. Cette brebis galeuse, ce citoyen fouineur dont on a la secrète trouille qu'il ne rôde, là, tout près, à l'affût... En dépit de tous les efforts de discrétion, de maquillage et de camouflage, trouille de certaines et surprenantes découvertes inopinément réalisées par cet indiscret gêneur... Découvertes entraînant inévitablement d'inopportunes et beaucoup trop dérangeantes révélations concernant des dossiers très confidentiels ou opportunément classés comme tels.... Adieu splendeur ! Adieu chère carrière et ses chers privilèges ! La trouille, secrète, mais bien réelle du côté du Grand Berger Magnifique, à la barbichette finalement si vulnérable .

 

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Trouille du rédacteur

 

Oh là, chère cagouille ! Qu'est-ce qu'il t'a pris d'aller imaginer tout ça ? Oser écrire de pareilles invraisemblances ? Rends-toi compte. Si, malencontreusement tout cela avait un semblant de fond de vérité ? Tu te serais fait un bon nombre de nouveaux amis !

Bon, allez ! Fort heureusement, comme il est bien précisé en introduction, tout ceci est invraisemblable, inimaginable , impensable. Comment peut-on imaginer toutes ces fariboles dignes d'esprits enfiévrés ? Pure fiction, pure imagination ! Pur épistolaire divertissement pour baveuse cagouille en mal de plume.

Un comble pour une cagouille !.

 

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COUCOU !...FAIS-MOI PEUR !

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CUISINE ET POLITIQUE

Rédigé par J-P Négrel - 24 novembre 2014

 

 

 

 

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Après son très prémonitoire article baptisé «Chocolat et politique»,dans la catégorie «politique», et consacré à un cas local, la cagouille libre poursuit son modeste périple culinaire au sein de la cuisine politique, avec l'humour qui convient à cet étrange monde du spectacle monarco-républicain ... Et à une certaine forme de cuisine avec de véritables chefs toqués. Evidemment, il est bien connu qu'il existe un authentique personnel politique sincère et dévoué à la cause publique. Notamment nos modestes maires de petites communes qui eux, ou elles, se contentent d'une toute aussi modeste cantine municipale. Ce qui suit s'adresse à nos ministres intègres et autres députés et sénateurs cumulards élus et ré-élus souvent à vie , avec un nombre de voix qui n'atteint pourtant pas toujours le quorum démocratique normalement requis.

 

 

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Il serait injuste de mettre dans le même panier tous nos grands ou petits élus en les soupçonnant d'aller tous à la soupe. Cependant , cela ne manque pas de sel et il est assez croustillant d'observer l'importance que l'oseille conserve aux yeux de certains de nos chers et coûteux représentants. Mais après tout, ne faut-il pas gagner son pain , faire bouillir la marmite, et tenir la queue de la poële ? Y-a-il là de quoi en faire tout un plat ? D'aucuns trouvent tout de même que ces braves gens nous servent du réchauffé, nous racontent trop souvent des salades, qu'ils nous mitonnent de jolis menus afin de restaurer leur image parfois rancie. Ces citoyens là estiment que c'est quand même leurs oignons de savoir à quelle sauce ils seront vraiment mangés. Ils craignent de trinquer une nouvelle fois, de ne pas pouvoir gagner leur croûte, d'être pressés comme des citrons, de se retrouver dans la panade, de continuer à pédaler dans la choucroute, ou dans la semoule, selon les goûts. Ou encore d'être pris pour de bonnes poires avec le sentiment de s'être encore fait rouler dans la farine .Toutes choses difficiles à digérer. Alors, un peu soupe au lait, ils font du boudin , parlent de farce électorale,et, c'est râpé, malheureusement,ils ne vont pas voter. Le moral en capilotade, en papillotes, à ramasser à la petite cuillère, ils ne se sentent pas vraiment dans leur assiette et en ont ras-le-bol. Ils doutent que leurs supposés représentants trouvent la bonne recette pour les tirer de la purée, afin qu'ils ne se retrouvent pas à nouveau marrons, véritables dindons de la farce . En décortiquant la situation, la moutarde leur monte au nez, et ils parlent de république bananière.

 

 

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Pourtant, le métier de la politique, ce n'est pas toujours de la tarte...D'abord, il faut se faire élire. Et faire prendre la mayonnaise pour ne pas prendre la pâtée et finalement se retrouver dans les choux, prendre un bouillon, et risquer un vrai four....Ca se prépare. Avec l'aide de dévoués et bénévoles marmitons militants distribuant et collant partout le menu du chef. Il y a du pain sur la planche. Il faut partir avec des biscuits afin que l'auditoire en reste baba face à un discours gratiné, mitonné aux petits oignons, et qui ne manque pas de sel. Pimenter et farcir le propos de belles promesses, en faisant gober n'importe quoi à des électeurs affamés de renouveau. Selon les régions, avoir la pêche,la patate ou la banane. Et déjà, se prendre pour une huile, dans l'espoir de devenir une grosse légume. Ne pas être à couteau tiré avec la partie adverse, mais savoir ce qu'elle mijote. Pour le cas où l'on redouterait d'essuyer un cuisant échec électoral qui vous laisse sur le flan,prévoir l'avenir, envisager avec l'adversaire de discrètes rencontres d'arrières-cuisines, là où se mitonnent de louches tambouilles pas toujours ragoûtantes. Mettre beaucoup d'eau dans son vin. Puis ne pas hésiter s'il le faut à se faire retourner comme une crêpe. On ne va tout de même pas cracher dans la soupe !

 

 

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En cas de victoire, une fois élu, c'est le grand festin On peut se servir avec un bel appétit au fastueux et alléchant grand banquet des «élites», offert par Marianne. On ne travaille pas au SMIC pour une poignée de cacahuètes, ou des queues de cerises. On se fait du blé, ou de l'oseille, selon les goûts. Et puis un ou plusieurs mandats permettent de se sucrer, de faire son beurre et de l'ajouter dans les épinards. La politique, ça conserve. Il faut amasser des noisettes pour ses vieux jours, lorsque rassasié de et par la politique, convenablement repu, on aura pris de la bouteille, et de la brioche.

 

 

 

GRACE A CETTE GRANDE CUISINE POLITIQUE TRADITIONNELLE, QUE PEUT-ON REDOUTER ?

UNE GROSSE ET GRAVE INDIGESTION POPULAIRE.

ET QUE TOUT CELA TOURNE AU VINAIGRE !

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MONSIEUR 16-28 ET LE DECLIN DEMOCRATIQUE

Rédigé par Martin Loizaud - 08 novembre 2014

 

 

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(NDLR pour expliciter le titre de cet article: la liste de Bernard Lalande n'a été investie que par 16 % des militants du Parti Socialiste de Charente-Maritime, et il n'a été élu sénateur que par 28 % des grands électeurs)

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On n'en revient toujours pas ! On ne se lasse plus de célébrer comme il se doit la victoire incroyable, inespérée, de notre nouveau sénateur Charentais-Maritime ! Après les festivités de La Rochelle, hier encore, vendredi 7 novembre à Montendre. Ambiance forcément franche et cordiale, et sans nul doute,sans l'ombre de la moindre arrière-pensée . Amitié forcément sincère et fatalement désintéressée témoignée avec enthousiasme  à l'égard du héros du jour . Etonnamment, le parquet n'en fut pas même rayé par quelques dents longues ! Ce fut fait bien avant, durant les longues années de préparation de l'heureux élu. Et il faut bien reconnaître que le résultat est là ! Et à voir le public présent, très sincère, forcément, ça en inspire d'autres! La relève est assurée...

 

Rendez-vous compte, lointains lecteurs, voici notre premier sénateur ROSE-BLEU élu dans notre maritime département . Pourquoi ROSE-BLEU ? Lointain lecteur, lisez donc la presse locale de l'époque de la campagne, et vous comprendrez. Conformément au déclin de nos valeurs républicaines, il se passe des choses étonnantes chez nous. Ce qui suit, par exemple, resté volontairement discret conformément au déclin de nos valeurs démocratiques, et qui à présent fait gloser dans nos chaumières . Et que notre cagouille baveuse, qui n'en loupe pas une, estimant fort justement qu'en démocratie, il n'y a pas de couloirs ni de tiroirs secrets, n'a évidemment pas manqué d'étaler au grand jour. Sachez donc, lointain lecteur, que chez nous, par exemple, conformément au déclin de nos valeurs démocratiques, on peut être intronisé, nommé, investi avec une toute petite petite minorité de «camarades» en vue d'occuper un futur poste politique. Ce qui explicite le premier chiffre en titre, qui est un pourcentage. Et puis, le deuxième chiffre, un autre pourcentage, indique que l'on peut finalement être minoritairement élu sénateur par une minorité, conformément au déclin de nos valeurs démocratiques. On pourrait ajouter élu sénateur, conformément au déclin de nos valeurs culturelles

 

Tout ceci est quand-même historique. Rendez-vous compte, lointain lecteur. Chez nous, nous avons un Petit Maire devenu Grand Maire, puis par le miracle de suffrages étonnants, témoignant toujours du déclin de nos valeurs démocratiques,voici le Grand Maire devenu Grand Pair. Rejoignant nos heureux Grands Pairs au Luxembourg. Non, s'agissant du Palais du Luxembourg, ce n'est pas un paradis fiscal . Simplement une sorte de paradis politique où la tâche n'est pas harassante, et où nos Grands Pairs, rassurez-vous, lointain lecteur, sont très bien traités. Beaucoup mieux que dans un EHPAD . Le montant du SMIC sénatorial vaut très largement plusieurs fois l'autre, celui de la Masse Laborieuse. Le tout étant agrémenté , après un tel labeur si mal récompensé, d'une très confortable retraite. Tout ceci conformément au déclin de nos valeurs républicaines.

 

Amusons-nous avec ces chiffres. 1-6-2-8, cela fait 1628. Prenons par exemple l'article 1628 du Code Civil. Que précise-t-il ? Que «le vendeur doit garantir l'aptitude de la chose vendue à un usage normal, ce qu'on appelle la garantie des vices cachés ou des vices rédhibitoires.»

Ces derniers temps, cet article ne fut pas toujours respecté par le vendeur encore appelé «candidat»  qui , une fois sa marchandise vendue, a «oublié» ce genre de contrat. Ceci conformément au déclin de nos valeurs républicaines.

 

Ah magie des chiffres ! 1-6-2-8, ce sont aussi des dates.

La première date : 1628, naissance de Charles Perrault. Ah oui ! Les contes.

Dans un certain contexte, on pourrait ajouter : les contes à dormir debout et les bons comptes qui font les bons amis. Les initiés et les habitués comprendront...

La seconde date : 1628, date de la prise de La Rochelle par Louis XIII. Cette prise de La Rochelle , à travers son Conseil Général, qui échappa à notre Grand Pair voici plusieurs années.

 

Mais pour certains, pour l'instant, tout est bien qui finit bien dans notre vieille république. Laquelle tente malgré tout de survivre tant bien que mal, plutôt mal que bien, cahotant au milieu des ornières profondes creusées par le déclin de ses valeurs démocratiques, républicaines et culturelles .

 

AINSI QUE PAR UN GRAVE DECLIN DE LA LEGITIMITE ...

 

M. Loizaud

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CHARENTE-MARITIME: LE POINT SUR LA ROSE

Rédigé par J-P Négrel - 01 novembre 2014

 

 

 

«On nous prie d'insérer», c'est la formule habituellement utilisée. Donc, la cagouille libre insère (ah la sale bête !)....Un texte qu'un groupe de militants PS  Charentais-Maritimes dépités (et pas encore députés...aucune chance...) lui a adressé à son adresse sur gmail.com. La cagouille libre est de plus en plus lue : beaucoup plus de 8000 visites en octobre, et une notoriété qui s'accroît sans cesse ! (Ah la sale bête!) Ces gens ont donc eu l'idée de venir exposer ici ce qu'ils ne veulent ou ne peuvent pas dire ailleurs. Cela vaut son pesant de pétales de roses !

Aujourd'hui, fête de tous les saints ! C'est vraiment la fête de certains !

 

Evidemment, si réponse adressée à ces malheureux militants écoeurés, il y avait, la cagouille libre, avec leur accord, vous en fera part !

 

Précision apportée par ces militants qui souhaitent rester discrets: ceci est le texte qu'ils ont adressé par le canal de certains intermédiaires amis ,  aux membres de la fédération PS 17 suite à la publication titrée "Le poing et la rose"

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LE POING ET LA ROSE

Octobre 2014

 

Excellent numéro, surtout avec les billets concernant l'Europe , l'école et la ruralité.

 

Mais, évidemment,Vallet et Dugas-Raveneau n'ont pas pu s'empêcher une fois de plus de venir cirer certaines pompes ! Photos de famille à l'appui ! L'autosatisfaction , l'auto-congratulation sont totales ! Une certaine forme de socialisme de (petits) notables est donc en construction en Charente-Maritime ! Faut-il vous rappeler chers camarades, que nous, humbles militants laborieux de la base, nous n'avons PAS investi la liste Lalande pour les sénatoriales ? Et que vous avez concocté tout ça entre vous, passant outre le fait que vos malheureux camarades de la base espéraient que, vu les résultats du vote interne, vous leur proposeriez un autre choix ! Que dire de la confiance que nous accordera dans le futur un parti ami, le PRG, dont vous avez délibérément violé l'accord national !

Il y aura certainement pour vous des retombées positives. Nous suivrons de très près vos évolutions de carrières politiques...ou autres !

 

Page 8

«Sénatoriales : une victoire collective ! » Une victoire que nous ne reconnaissons pas pour les raisons exposées précédemment ! En plus de ce qui précède,vous n'êtes pas gênés, vu les 28 % obtenus par votre candidat  ! Heureusement qu'il y avait une proportionnelle !

On apprend que vous n'êtes pas allés «vendre de la soupe », et que c'est l'action et la compétence de Bernard Lalande à la CDCHS qui a été reconnue .Ah bon ! Certainement , on a du le féliciter particulièrement pour le vote d'une subvention à l'entreprise du fils Belot .Action qui s'est paradoxalement retournée contre la liste de nos camarades aux municipales à Jonzac. Juste retour des choses, l'UMP Belot a soutenu activement la candidature de votre champion ! Et tout cela, cet amoncellement aberrant ,bien sûr, ne vous choque en rien !

 

Qu'importe le flacon, pourvu qu'on ait l'ivresse !

 

Quant aux compétences du maire de Montendre, vous vous gardez bien de les évoquer, étant donné le naufrage économique de cette bonne ville après plus de 20 années de projets fumeux et de réalisations jamais réalisées . Montendre grâce aux compétences de son maire est devenue une ville de retraités !

On est heureux d'apprendre qu'au Sénat, Bernard Lalande sera membre de la Commission des finances et du contrôle des comptes ! Pourvu que ce soit plus précis, structuré et transparent que dans sa bonne ville de Montendre !

 

Ci-dessous, petit rappel de lecture indispensable

 

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CONGRES DE TOULOUSE

du 26 au 28 octobre 2012

 

http://www.parti-socialiste.fr/congres/contribution/thematique/le-socialisme-cest-la-democratie-jusquau-bout-jean-jaures

 

ici

 

Le socialisme, c'est la démocratie jusqu'au bout (Jean Jaurès)

 

Extrait : «Nous voulons des militants respectés pour une démocratie normale »

 

Intéressant, n'est-ce pas ? Ne pensez-vous pas qu'il serait urgent de vous inspirer de tout cela, face à votre mépris pour vos militants de base  ? Il est vrai que vous n'apparaissiez pas dans la liste des premiers signataires pour ce Congrès de Toulouse !

 

Nous avons discuté de tout cela entre plusieurs camarades à La Rochelle, et sommes tous tombés d'accord : vous n'avez que faire de la parole des militants, et vos fameux Etats Généraux risquent une fois de plus d'être du PIPEAU sans lendemain !

A cause de tout cela au niveau local et de tout le reste au niveau national, a présent, le mal est fait, et il y aura malheureusement de graves conséquences politiques.

 

Signé : des militants écoeurés !

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PENSEES INTIMES D'UN SENATEUR

Rédigé par JP Négrel - 22 octobre 2014

 

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ENFIN...QUELLE JOIE !

 

 

Victoire et ineffable joie ! Comme la République sait admirablement déployer ses fastes en ses palais dorés !...Enfin, glorieusement, je m'y baigne à présent avec volupté...Mais finalement qui suis-je, que fais-je ? Je m'interroge. De quelle belle victoire s'agit-il en vérité ? Ils seraient bien étonnés s'ils pouvaient m'entendre penser, ceux qui m'ont envoyé ici. Car républicain sincère, au fond, je n'ai toujours pas compris comment ai-je pu transformer un échec en victoire . Enfin quoi, en vérité mes camarades de la base, ceux de mon parti, ceux qu'en réalité j'ai trompés en ne les représentant pas vraiment, ceux-là effectivement n'ont majoritairement pas approuvé ma candidature et ne m'ont donc pas accordé leur confiance pour ce mandat. Afin de passer outre, dans quelles négociations discrètes, dans quelle compromissions adverses ai-je du m'engager pour que, au sein d'instances aux pouvoirs autoproclamés, l'on approuvât contre vents démocratiques et marées républicaines, ma candidature imposée par la nécessité de souterraines tractations politiques et politiciennes  ? De quelles contreparties suis-je à présent redevable ? Saurai-je, pourrai-je, ou voudrai-je les honorer ? Et puis , je suis bien conscient que comme tous mes semblables en ce palais doré, ce n'est qu'un doctrinaire cercle privé, à l'avance convaincu, celui que l'on nomme pompeusement «Les Grands Electeurs» , assemblée réduite d'amis sincères, admiratifs et désintéressés. Ou qui sont censés l'être. Petit groupe complice et minoritaire, qui m'a hissé sur cette marche glorieuse de faux semblants . Mais pourquoi autant de scrupules de ma part ? Car si tout cela est parfaitement illégitime, étrangement, c'est tout-à-fait légal !

 

REGRETTÉ SUFFRAGE UNIVERSEL

 

Hélas, faute de l'investiture officielle de mon parti qui ne me l'a jamais accordée pour la députation, je suis bien triste de n'avoir jamais pu vivre l'incomparable bonheur d'obtenir les honneurs et la confiance d'un suffrage vraiment universel. Celui de citoyens et citoyennes qui auraient reconnu mes véritables ou supposés talents et mérites. Et qui m'auraient confié une authentique mission républicaine . J'en suis fort marri, mais il fût discrètement reconnu par les instances de mon parti  que ma tâche eût été trop rude pour moi, ma popularité beaucoup trop insuffisante, mes compétences vraiment incertaines, mes convictions politiques fluctuantes, donc ma réussite très aléatoire. Il était fort heureusement encore temps pour une solution de rechange.Comme certains méchants esprits le prétendent,une manière facile de couronner une médiocre petite carrière politique de petit baron provincial roué. Il faut s'en contenter, appréciable lot de consolation, je suis là, sur les bancs du sénat confortable et paisible. En ces temps de rigueur et de disette, assemblée réellement et inutilement très coûteuse aux deniers républicains . Assemblée superfétatoire, majoritairement peuplée de vieux politiques parqués là dans l'attente d'une toute aussi confortable retraite quoi qu'il advienne. Outres quelques brillants esprits, assemblée de vieux politiques blasés, souvent absents des débats, inutiles à la Patrie et à la République. Utiles uniquement à leur propre illusion de gloire et au confort de leur entourage, de leurs proches et fidèles vassaux . Car sur le métier à tisser les lois républicaines, le vain va-et-vient de la parlementaire navette n'a jamais montré son utilité quant à la création d'un nouveau tissu législatif.

 

A QUOI BON ?

 

Mais pourquoi ma sincère obsession démocratique me pousse-t-elle ainsi à me torturer la conscience ? Après tout, six belles années dorées de privilèges matériels et moraux s'ouvrent à moi. Et plus si complicité renouvelée.

Il n'est qu'à voir l'interminable carrière d'un proche bien connu. Dans ce but je m'emploie et m'emploierai activement à chouchouter mes Grands Electeurs. De surcroît, cela ne me coûte pas un sou. Et puis, la fidélité, ça s'achète !

Au diable les soi-disant clivages politiques !

 

CURIEUSE ALCHIMIE

 

L'un des incroyables prodiges de la politique, n'est-ce point cette curieuse alchimie qui transmute le plomb d'une médiocre réalité en or resplendissant des trompeuses apparences de la renommée ? Transformant également les mandats en chèques arrondissant le pécule déjà bien garni des cumuls ? Contentons-nous donc, sans trop transpirer, de creuser dans la carrière notre confortable niche. Profitons-en pleinement avant que n'advienne le prochain et prévisible éboulement populaire.

 

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NB -S'agissant ici d'un pamphlet de pure fiction, toute ressemblance avec une personne existante ou ayant existé, ne serait , comme on s'en doute,que pure coïncidence...


 

 

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