PENSEES INTIMES D'UN SENATEUR

Rédigé par JP Négrel - 22 octobre 2014

 

-o-o-o-o-o-o-o-

 

ENFIN...QUELLE JOIE !

 

 

Victoire et ineffable joie ! Comme la République sait admirablement déployer ses fastes en ses palais dorés !...Enfin, glorieusement, je m'y baigne à présent avec volupté...Mais finalement qui suis-je, que fais-je ? Je m'interroge. De quelle belle victoire s'agit-il en vérité ? Ils seraient bien étonnés s'ils pouvaient m'entendre penser, ceux qui m'ont envoyé ici. Car républicain sincère, au fond, je n'ai toujours pas compris comment ai-je pu transformer un échec en victoire . Enfin quoi, en vérité mes camarades de la base, ceux de mon parti, ceux qu'en réalité j'ai trompés en ne les représentant pas vraiment, ceux-là effectivement n'ont majoritairement pas approuvé ma candidature et ne m'ont donc pas accordé leur confiance pour ce mandat. Afin de passer outre, dans quelles négociations discrètes, dans quelle compromissions adverses ai-je du m'engager pour que, au sein d'instances aux pouvoirs autoproclamés, l'on approuvât contre vents démocratiques et marées républicaines, ma candidature imposée par la nécessité de souterraines tractations politiques et politiciennes  ? De quelles contreparties suis-je à présent redevable ? Saurai-je, pourrai-je, ou voudrai-je les honorer ? Et puis , je suis bien conscient que comme tous mes semblables en ce palais doré, ce n'est qu'un doctrinaire cercle privé, à l'avance convaincu, celui que l'on nomme pompeusement «Les Grands Electeurs» , assemblée réduite d'amis sincères, admiratifs et désintéressés. Ou qui sont censés l'être. Petit groupe complice et minoritaire, qui m'a hissé sur cette marche glorieuse de faux semblants . Mais pourquoi autant de scrupules de ma part ? Car si tout cela est parfaitement illégitime, étrangement, c'est tout-à-fait légal !

 

REGRETTÉ SUFFRAGE UNIVERSEL

 

Hélas, faute de l'investiture officielle de mon parti qui ne me l'a jamais accordée, je suis bien triste de n'avoir jamais pu vivre l'incomparable bonheur d'obtenir les honneurs et la confiance d'un suffrage vraiment universel. Celui de citoyens et citoyennes qui auraient reconnu mes véritables ou supposés talents et mérites. Et qui m'auraient confié une authentique mission républicaine . J'en suis fort marri, mais il fût discrètement reconnu par les instances de mon parti  que ma tâche eût été trop rude pour moi, ma popularité beaucoup trop insuffisante, mes compétences vraiment incertaines, mes convictions politiques fluctuantes, donc ma réussite très aléatoire. Il était fort heureusement encore temps pour une solution de rechange.Comme certains méchants esprits le prétendent,une manière facile de couronner une médiocre petite carrière politique de petit baron provincial roué. Il faut s'en contenter, appréciable lot de consolation, je suis là, sur les bancs du sénat confortable et paisible. En ces temps de rigueur et de disette, assemblée réellement et inutilement très coûteuse aux deniers républicains . Assemblée superfétatoire, majoritairement peuplée de vieux politiques parqués là dans l'attente d'une toute aussi confortable retraite quoi qu'il advienne. Outres quelques brillants esprits, assemblée de vieux politiques blasés, souvent absents des débats, inutiles à la Patrie et à la République. Utiles uniquement à leur propre illusion de gloire et au confort de leur entourage, de leurs proches et fidèles vassaux . Car sur le métier à tisser les lois républicaines, le vain va-et-vient de la parlementaire navette n'a jamais montré son utilité quant à la création d'un nouveau tissu législatif.

 

A QUOI BON ?

 

Mais pourquoi ma sincère obsession démocratique me pousse-t-elle ainsi à me torturer la conscience ? Après tout, six belles années dorées de privilèges matériels et moraux s'ouvrent à moi. Et plus si complicité renouvelée.

Il n'est qu'à voir l'interminable carrière d'un proche. Dans ce but je m'emploie et m'emploierai activement à chouchouter mes Grands Electeurs. De surcroît, cela ne me coûte pas un sou. Et puis, la fidélité, ça s'achète !

Au diable les soi-disant clivages politiques !

 

CURIEUSE ALCHIMIE

 

L'un des incroyables prodiges de la politique, n'est-ce point cette curieuse alchimie qui transmute le plomb d'une médiocre réalité en or resplendissant des trompeuses apparences de la renommée ? Transformant également les mandats en chèques arrondissant le pécule déjà bien garni des cumuls ? Contentons-nous donc, sans trop transpirer, de creuser dans la carrière notre confortable niche. Profitons-en pleinement avant que n'advienne le prochain et prévisible éboulement populaire.

 

-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-

 

NB -S'agissant ici d'un pamphlet de pure fiction, toute ressemblance avec une personne existante ou ayant existé, ne serait , comme on s'en doute,que pure coïncidence.


 

 

Classé dans : Articles les plus lus, Société, Démocratie, Politique - Mots clés : aucun - 3 commentaires

NOUVELLE DONNE, NOUVEL ESPOIR ?

Rédigé par J-P Négrel - 01 octobre 2014

-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-

Communiqué de Nouvelle Donne Comité local de Saintonge

-o-o-o-
 

Sommes-nous condamnés au pire ?

Que diriez-vous si un mouvement novateur tel que Nouvelle Donne se dotait d'une organisation qui soit calquée, non pas sur ce qu'il préconise pour métamorphoser notre société tout entière, mais sur les partis traditionnels de la Vieille Donne ? Vous penseriez à juste titre que vous auriez encore affaire à un de ces « adversaires de la finance » qui, une fois au pouvoir, se couchent servilement à ses pieds. Vous auriez raison et vous renverriez ce rogaton aux oubliettes de l'actualité définitivement dégoûtés de la politique.

Les allées du pouvoir sont remplies d'aristocrates et d'apparatchiks avides de richesse et de puissance. Avec la complicité des grands médias, ils forment la technostructure visant à nous éloigner des choix qui nous concernent au premier chef. Ils s'y entendent comme personne pour nous faire croire, comme Mme Thatcher, qu'il n'y a pas d'alternative (TINA : There Is No Alternative) à leur système taillé sur mesure pour se servir et non pour servir le bien commun. Vous ne les supportez plus. Nous non plus !

À l'instar de nos amis espagnols de Podemos, nous revendiquons au contraire plein de « TAPAS » (There Are Plenty of AlternativeS) et, en effet, ces alternatives foisonnent, partout. Podemos, mouvement citoyen comme le nôtre, est composé des héritiers de Stéphane Hessel, les indignés espagnols, et est crédité de 20% des intentions de vote dans leur pays dépassant allègrement le parti socialiste.

À condition d'aller débusquer ces alternatives dans le plus profond de notre histoire, de notre expérience, de notre imagination, voire de nos rêves, nous pouvons entrevoir, nous aussi, une embellie démocratique. L'occasion nous en étant donnée grâce à Nouvelle Donne, nos réflexions ont abouti à la conception d'une proposition d'organisation de notre mouvement dont vous pourrez découvrir l'originalité en cliquant sur le lien suivant :

https://reseau.nouvelledonne.fr/comites-locaux/cl17saintonge/2014/09/01/projet-de-structuration-de-nd-par-le-cl-de-saintonge/

Face à une démocratie représentative à bout de souffle, nous voulons créer avec vous une société plus juste où le citoyen pourra enfin « reprendre la main » à l'opposé de la servitude volontaire dans laquelle la doxa voudrait nous enfermer. Pour cela, seules des structures coopératives, participatives et égalitaires alliant l'esprit de notre devise républicaine à un regard résolument dirigé vers l'avenir, nous permettront d'accompagner les mutations en cours dans le monde.

Nouvelle Donne doit être au cœur de ce beau mouvement citoyen et humaniste soucieux de son environnement. Nous ne pourrons nous satisfaire d'une pseudo-concertation ou d'un consentement mou ressurgit des structures classiques hiérarchiques ou oligarchiques. Aux antipodes de l'École de Chicago qui a essaimé son venin néo-libéral partout sur la planète, nous devons investir immédiatement le champ de la transition sociale et écologique en articulant le global et le local avec les mêmes ambitions que nos prédécesseurs dans l'héroïque combat pour la survie de notre peuple, de notre culture, de notre démocratie ou plus simplement de la beauté de la vie.

Au milieu de nos explications, vous trouverez un schéma mystérieux en forme d'oeil qui semble vous regarder. Regardez-y de plus près car, en effet, ça vous regarde...

Merci.

------------------

Les idées ne reçoivent pas tout d'un coup leur application intégrale ; elles font leur chemin peu à peu et ce n'est qu'en les soumettant à l'examen et à la discussion qu'on ouvre la voie pour l'avenir.

Jean-Baptiste André Godin, 1884.


 

 

Classé dans : Articles les plus lus, Société, Démocratie, Politique - Mots clés : aucun - 1 commentaire

JAURES TRAHI, OU INCOMPRIS ?

Rédigé par J-P Négrel - 17 juillet 2014

Ainsi se déposent peu à peu dans un coeur d'homme les éléments troubles dont se forme la trahison.
Jean Jaurès

-o-o-o-o-

C'est une constante tragique dans l'histoire de l'Humanité. La pensée et l'action des humanistes authentiques , grands ou modestes, philosophes, hommes et femmes de progrès et de bonne volonté, ont constamment trouvé face à elles des forces conservatrices rétrogrades parfois très violentes qui ont combattu et freiné avec vigueur la marche en avant de l'Humanité vers un monde plus juste et plus fraternel. Ceci allant souvent jusqu'à l'élimination physique de ces avant-gardistes de progrès.

-o-o-o-o-

Voici un siècle , Jean Jaurès fut assassiné par Raoul Villain. Ce meurtrier, conformément à l'arbitraire qui s'empare trop souvent de notre société et de sa justice, sera ensuite acquitté, et la veuve de Jaurès condamnée aux dépens! Ceci fera écrire à Anatole France : « Travailleurs, Jaurès a vécu pour vous, il est mort pour vous. Un verdict monstrueux proclame que son assassinat n’est pas un crime. Ce verdict vous met hors la loi, vous et tous ceux qui défendent votre cause. Travailleurs, veillez ! »

Villain emprisonné échappera à la boucherie de la guerre 1914-1918, tandis que le fils unique de Jean, Louis Jaurès, tué en 1918, n'en reviendra pas...

 

Jaurès et sa mémoire, dès à présent victimes de quatre trahisons du Destin !

 

-o-o-o-o-

 

Certains trouvaient cela normal...

-o-o-o-o-

 

BREF SURVOL DE LA PENSEE DE JAURES

 

La cagouille libre ne prétend pas analyser ici l'oeuvre complète de Jean Jaurès. Des historiens et exégètes plus compétents s'en sont évidemment chargés par ailleurs, et continueront certainement à le faire. Simplement, quelques extraits avec commentaires très courts, et quelques pistes sur internet pour orienter éventuellement la documentation personnelle des lecteurs de l'étrange gastéropode...

Bien sûr,le contexte économique et le contexte politique ont beaucoup changé, le langage parfois également, mais les principes fondamentaux demeurent intangibles.

 

-o-o-o-o-

Quand les hommes ne peuvent changer les choses, ils changent les mots
Ne pourrions-nous pas, à notre époque, voir là l'une des caractéristiques de ce que nous appelons « la langue de bois » ?
-o-o-o-o-
Parce que le milliardaire n'a pas récolté sans peine, il s'imagine qu'il a semé
On imagine que parfois la peine du milliardaire n'est pas de même nature que celle du salarié. Mais le salaire du milliardaire, qui devient rente automatique n'est pas non plus comparable. Il faut se rappeler que seulement 1 million d'euros correspond sensiblement à l'équivalent de 60 années de SMIC ! On imagine alors que la peine du pauvre milliardaire, qui n'en a toujours pas assez et en veut toujours plus, c'est de se demander quotidiennement comment pouvoir dépenser tout cet argent...Eh bien figurez-vous, il paraît qu'il ne se pose même pas la question !
-o-o-o-o-
A PROPOS DE PENIBILITE AU TRAVAIL
… /... surtout abaisser à 60 ans l’entrée en jouissance de la retraite pour l’ensemble des salariés, l’abaisser au dessous de 60 ans pour les salariés des industries particulièrement insalubres ou épuisantes comme la verrerie et de compléter l’assurance contre la vieillesse par l’assurance contre l’invalidité sans condition d’âge.
Laborieuses sont les négociations actuelles dans ce domaine, plus d'un siècle après...
-o-o-o-o-o-
DE LA DEMOCRATIE
/...et maintenant, sous la forme républicaine, c’est bien le peuple qui gouverne par le suffrage universel. Il dépend de lui de conquérir le pouvoir.
Le rêve de Jaurès s'est-il réalisé ?Le peuple possède-t-il vraiment le pouvoir ? Ou sont-ce d'autres forces, par exemple comme il y a 100 ans, et depuis toujours,les forces de la finance qui ont toujours le dernier mot ? Nous donne-t-on à nous citoyens, vraiment, à chaque échelon ou étape de la démocratie, le pouvoir qui théoriquement nous revient ? Que deviennent les promesses que l'on nous a faites avant le scrutin ? Ne pouvons-nous pas exiger un bilan personnel réel et objectif de l'action politique de l'élu en cours ou en fin de mandat afin de lui permettre ou non de se représenter ? Pourquoi ré-élisons-nous souvent des personnes objectivement corrompues ? Est-ce là une sorte de prime à la casserole que nous leur accordons ? A quand le mandat unique limité dans le temps, non renouvelable à l'infini ? Avec toutes ces mesures, ne nous retrouverions-nous pas enfin dans une authentique République dont le visage serait embelli , et une vraie démocratie qui ne serait plus confisquée par des professionnels de la politique trop souvent vénaux et hantés par l'obsession du pouvoir ?
Un exemple de manque d'exemplarité
Que dirait le vieux Jaurès de ce qui s'est déroulé récemment dans notre beau département maritime à l'occasion des futures élections sénatoriales ? Le parti de ceux qui se prétendent ses légitimes héritiers, qui, sans vergogne, violent les lois élémentaires de la démocratie en méprisant notamment ses propres militants et leur scrutin, ainsi que l'accord national conclu avec un parti ami, afin de pouvoir caser un copain. Et vraiment pas l'un des meilleurs ni des plus compétents ! Mystères, décadence , et petits arrangements à l'intérieur du monde politique...
Il serait bon qu'un jour prochain peut-être, la justification de telles pirouettes antidémocratiques, si justification légitime il peut y avoir, soit fournie. Car comme l'a dit Jaurès :
Le courage, c'est de dire la vérité, c'est de ne pas subir la loi du mensonge triomphant qui passe, et de ne pas faire écho , de notre âme, de notre bouche et de nos mains , aux applaudissements imbéciles et aux huées fanatiques.
En l'espèce, les applaudissements en question , les auteurs auto-satisfaits de cette incroyable désinvolture,se les sont sans vergogne attribués à eux-mêmes.
Et lorsque , pour propulser l'un des leurs, les mêmes, sans aucune justification, méprisent le scrutin de leurs propres militants, simples "piétons de base" au service de la promotion politique de l"élite", ces gens là feraient bien de mûrir cette pensée de Jaurès:
La République, c'est le droit de tout homme [...] à avoir sa part de souveraineté.
Oui, vraiment avec de tels héritiers, l'héritage de Jaurès semble être dans de bien mauvaises mains, spécialement dans notre maritime département ...
Un autre exemple du mépris pour la démocratie
Pour faire bonne mesure et ne pas avoir l'air sectaire, on pourrait par exemple aussi citer ce qui s'est passé également dans le parti d'en face lors d'élections internes récentes , qui donne l'impression que toutes ces places sont bonnes à prendre et rapportent bien...comme on l'a vu également.
Et puis ne pas oublier dans le même camps, ce personnage alors leader, celui qui voulait supprimer les juges d'instruction...pour quelles mystérieuses raisons ? Le même qui n'eut cure du vote des bons citoyens qui rejetèrent majoritairement le TCE, lequel il leur fit avaler tout cru sans les consulter...
-o-o-o-o-
Je n'ai jamais séparé la République des idées de justice sociale, sans laquelle elle n'est qu'un mot.
Avons-nous le sentiment en 2014, qu'ici et là, sur notre échiquier politique, l'idée de justice sociale est une préoccupation majeure ? En dehors de nos régimes sociaux constamment remis en cause,ne passe-t-elle pas notamment par la notion de justice fiscale ?Par exemple,c'est la crise ! Nous devons la payer, notamment à la place de ces courageux patriotes réfugiés à l'étranger pour ne pas payer leur contribution à la Mère Patrie qui autrefois les a élevés, formés ,soignés, et lancés dans leur carrière. Ou bien à la place de ce que l'on appelle des « lobbies », aussi bien dans la restauration rapide que dans le tabac, la banque,le pétrole etc... qui sont très actifs à Bruxelles et ici même en France. Ou encore payer à la place de ces sociétés au siège social fantôme basé au Luxembourg, patrie de notre honorable président de la Commission Européenne. Sans oublier la riche île de Jersey, les paradis fiscaux pour multinationales et trusts internationaux, tels la Suisse , les Caïmans bien nommés,etc, etc...au total une soixantaine de paradis fiscaux promus par des "spécialistes de l'optimisation fiscale" qui se réunissent en toute impunité et se congratulent et se récompensent entre eux chaque année à Londres !

1925...rien de changé!
-o-o-o-o-
A PROPOS DES NATIONALISATIONS
Tous les accapareurs, tous les monopoleurs, tous ceux qui, après avoir volé à la nation de magnifiques richesses, voudraient accaparer, monopoliser et voler encore , tous ceux qui guettent,  pour des concessions nouvelles, les minerais de l’Ouenza, le charbon et les minerais de Meurthe-et-Moselle, l’or de gisements multiples, tous ceux qui veulent, sans être dérangés dans leur spéculation, capter les forces hydrauliques,  génératrices de lumière et de mouvement, tous ceux-là, formés en cohorte, voudraient bien persuader la France que l’Etat démocratique est à jamais incapable de gestion industrielle, et qu’il faut laisser à des compagnies privilégiées les richesses déjà usurpées par elles, leur livrer toutes les richesses nouvelles. 
Jean Jaurès
On voit comment en 2014 et ainsi qu'on le constate depuis plusieurs années, les services publics sont peu à peu démantelés, livrés aux appétits privés au détriment de la qualité de certains de ces services, de leur universalité comme par exemple internet, et également au détriment des tarifs basés sur le système de la péréquation, et à celui des statuts des salariés.
-o-o-o-o-o-
L'INDEPENDANCE DE LA PRESSE
Dans l’article La curée prochaine, le 30 juin 1909, Jaurès expose la manière dont certains groupes de pression industriels tentent d’acheter la presse. Et pour un Jaurès qui les dénonce, pour un journal qui les rejette, « L'humanité », par exemple,l'on sait combien les accueillirent les bras ouverts… et comment une partie de la presse papier ou télévisée est finalement aux mains de groupes industriels en 2014.
Il est intéressant de noter que cette volonté d'indépendance de la presse vis-à-vis de la puissance industrielle et financière avait été reprise pour être intégrée au programme du CNR en 1944. Comme bien d'autres points de cette pensée de Jean Jaurès.
-o-o-o-o-o-
CONCLUSION
Jean Jaurès est mort voici un siècle, mais ce très bref aperçu montre que sa pensée demeure vivante. Car l'on ne tue pas une pensée aussi facilement que son auteur, surtout si elle est généreuse, cohérente,réaliste et réalisable.
Et nous avons tous à y puiser d'une manière ou d'une autre. A y puiser et à nous y référer, spécialement ceux qui prétendent la servir en la trahissant de plus en plus fréquemment.
-o-o-o-o-o-
LIENS
http://www.jaures.eu/category/ressources/de_jaures/
http://www.jean-jaures.org/
http://matthieulepine.wordpress.com/2014/06/25/reforme-ferroviaire-hollande-pietine-de-nouveau-jaures/
http://www.jean-jaures.org/Publications/Essais/L-inegalite-politique-en-democratie
http://www.blog-fillon.com/article-5725575.html

Classé dans : Articles les plus lus, Société, Histoire, Politique - Mots clés : aucun - 2 commentaires

CHOCOLAT ET POLITIQUE

Rédigé par J-P Négrel - 26 août 2013

Escargot     

  Plus d'un mois déjà...souvenons-nous de ces médailles généreusement distribuées par l'Edile Suprême Montendrais à tous ces maires   et   mairesses, dont les mérites et le dévouement consacré aux destinées de leurs communes sont indéniables, et qui certainement    n'en  demandaient pas tant.

Souhaitons que par ces chaleurs, tout ce chocolat roulé dans la farine n'ait pas fini par fondre avec la distinction. Se faire élire député, ce n'est pas de la tarte ! Sénateur, c'est plus facile. Il y a beaucoup moins de monde à séduire. Pour se rendre au Luxembourgeois palais, il faut tout de même des biscuits. Alors l'Edile Suprême s'est dit qu'il fallait d'urgence préparer la prochaine consultation des Grands Electeurs en leur distribuant une petite récompense par avance. Ca ne mange pas de pain, et cela suppose un retour sur investissement expressément souhaité le moment venu. Faute de quoi, le Suprême Edile se retrouverait...chocolat. Cette énergie déployée aux frais du contribuable, évidemment, en vaut la peine. Car sénateur, hormis la légendaire brioche,c'est du gâteau, et ça rapporte bonbon ! Assisterions-nous aux prémices de la naissance d'un futur cumul de mandats agrémenté comme il se doit d'un supplément de galette républicaine en prime ?

Et nous autres, humbles Petits Electeurs au sein d'une très imparfaite démocratie, assistons-nous ainsi, depuis des lustres, à la confiscation de notre République par la même petite «Elite» de métier, locale ou nationale, qui se produit et se reproduit éternellement avec délices , petits fours ,et grande modestie.

Dans ce domaine comme dans bien d'autres, durant chacune de ces très nombreuses nuits du 4 août qui se sont succédé, rien de nouveau depuis 1789.

Résonnez Marseillaise.

Fermez le ban !

 

 

Jean-Paul Négrel

Contribuable et électeur à Montendre