MUNICIPALES 2014 ET DROITS DE L'HOMME

Rédigé par Daniel Fradon - 13 mars 2014

 

 

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 Certains élus ont affiché dans leur mairie la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789

En rapport avec l’actualité liée aux élections municipales, il m’a semblé opportun de rapporter le préambule de cette déclaration et trois de ces articles expliqués dans le blog de Jérôme Coudurier-Abaléa.  


 

Préambule

Les Représentants du Peuple Français, constitués en Assemblée Nationale, considérant que l'ignorance, l'oubli ou le mépris des droits de l'Homme sont les seules causes des malheurs publics et de la corruption des Gouvernements, ont résolu d'exposer, dans une Déclaration solennelle, les droits naturels, inaliénables et sacrés de l'Homme, afin que cette Déclaration, constamment présente à tous les Membres du corps social, leur rappelle sans cesse leurs droits et leurs devoirs ; afin que leurs actes du pouvoir législatif, et ceux du pouvoir exécutif, pouvant être à chaque instant comparés avec le but de toute institution politique, en soient plus respectés ; afin que les réclamations des citoyens, fondées désormais sur des principes simples et incontestables, tournent toujours au maintien de la Constitution et au bonheur de tous.

En conséquence, l'Assemblée Nationale reconnaît et déclare, en présence et sous les auspices de l'Etre suprême, les droits suivants de l'Homme et du Citoyen. »


 

Ce préambule pose d'emblée un principe : tous les problèmes, toutes les difficultés politiques, proviennent d'une seule cause : "l'ignorance, l'oubli ou le mépris des droits de l'Homme". Si les droits de l'Homme étaient respectés, la société ne connaîtrait plus de malheurs ni de dissensions. Aussi convient-il d'énoncer ces droits pour que les personnes qui exercent effectivement le pouvoir ne puissent pas prétendre les ignorer, et pour que les citoyens puissent contrôler la conduite de leurs gouvernants par rapport à cette déclaration et, le cas échéant, la juger. Si cette condition est remplie, alors il en résultera "le bonheur de tous", but ultime de toute organisation politique. Insistons : de tous. Pas de la seule majorité. Le préambule s'achève sur une invocation de "l'Etre suprême", directement inspiré de la "religion naturelle" de Rousseau. »

 

   

Art. 2 .

Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l'Homme. Ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté, et la résistance à l'oppression.


 

Le préambule nous prévient : d'aucuns peuvent "ignorer", "oublier" ou "mépriser" leurs droits - raison d'ailleurs pour laquelle les "déclarer" s'avère nécessaire. Il convient d’enseigner aux individus quels sont leurs droits, les leur rappeler et les leur faire aimer : tel est le but de toute association politique - à commencer par le gouvernement, bien sûr, mais aussi les partis.

Parmi tous les droits de l'Homme, la liberté, la propriété, la sûreté (la sécurité physique) et la résistance à l'oppression forment en quelque sorte une catégorie à part. Il s'agit des quatre piliers sur lesquels toute la Déclaration s'appuie, et l'on ne peut en supprimer un sans faire effondrer les trois autres. Les quatre "droits naturels et imprescriptibles" s'avèrent indissociables les uns des autres. En méconnaître un, c'est les détruire tous, et verser dans la dictature.


 

Art. 3.

Le principe de toute Souveraineté réside essentiellement dans la Nation. Nul corps, nul individu ne peut exercer d'autorité qui n'en émane expressément.


 

Toute autorité politique émane de la Nation entière, c'est-à-dire du peuple souverain. Ce point entraîne des conséquences capitales. Par exemple, tel député de droite élu dans une circonscription du Gard n'est pas le représentant de la majorité qui l'a porté au pouvoir, ni du parti dont il porte l'étiquette, ni de la collectivité territoriale dont il a remporté les élections, mais il représente le peuple français dans son ensemble : de la majorité comme de la minorité, de droite comme de gauche, du Gard comme du Nord, du Bas-Rhin ou de la Vendée. Chaque député est représentant de la Nation : de la sorte, si jamais un attentat mettait à mort la majorité des députés, les survivants, même s'il n'en reste qu'un, jouissent de tout le pouvoir de l'Assemblée nationale pour voter des lois et exprimer la volonté générale. On souhaiterait que tous nos élus soient bien conscients de ce principe.

 

Art. 15.

La Société a le droit de demander compte à tout Agent public de son administration.


 

Aucun agent public n'est au-dessus du contrôle des simples citoyens. Même le Président a des comptes à rendre à la Nation quant à ses objectifs et ses méthodes dans l'exercice de ses fonctions.


 

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Chacun d’entre nous devrait comprendre que la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen ne doit pas être qu’un décor de papier mais un idéal à atteindre. Ses dispositions sont de droit positif et se placent au sommet de la hiérarchie des normes.


 

 

Classé dans : Société, Montendre - Mots clés : République, Démocratie

3 commentaires

jeudi 13 mars 2014 @ 19:22 Fleur bleue a dit : #1

Je suis de Montendre et je crois comprendre, article 3, que dorénavant chaque conseiller sera le représentant de tous les Montendrais, y compris les habitants de Chardes et de Vallet. Aux dernières municipales les électeurs avaient vraiment le choix de leurs élus. Sur chacune des sections de vote, Ils pouvaient, à leur gré, rayer un nom sur la liste proposée, tout en conservant ceux des candidats qu'ils pensaient aptes à exercer un mandat de conseiller. Aujourd'hui, à Montendre-Chardes-Vallet, le scrutin de liste bloquée n'autorise plus ce choix : un seul nom rayé, et c'est toute la liste qui est annulée. Les électeurs sont donc obligés de voter pour des personnes, dont ils ne veulent pas comme élus. Les représentants de CHAQUE SECTION DE VOTE (territoires des anciennes communes), antérieurement élus par le vote souverain des électeurs de ces sections de vote, n’existent plus. Tous les candidats postulent pour être élu membre du conseil municipal de Montendre.

vendredi 14 mars 2014 @ 06:44 la luciole a dit : #2

On comprend l’intérêt, pour chaque liste, d’obtenir à ces élections la majorité du conseil municipal de Montendre. Rappelons que la préparation du budget et l’ordonnancement des dépenses, la gestion du patrimoine sont de la compétence du Maire sous le contrôle de tout le conseil municipal et non pas de quelques favoris ayant éventuellement leur domicile à Chardes ou à Vallet !
Seulement nous avons lu dans dans la presse et constaté depuis plusieurs années que l’équipe majoritaire conduite par B. Lalande, une fois élue, utilise cette force pour balayer les observations et les demandes formulées par des élus représentant une autre grande quantité d’habitants . Par exemple Marie-Françoise GRUEL , 695 voix soit 49.86% des exprimés !
Comment les habitants résidant sur les communes associées pourront-ils se faire entendre ou remonter leurs doléances spécifiques si c’était encore la liste du Maire sortant qui obtenait la majorité ?

samedi 15 mars 2014 @ 20:11 Cahin-caha a dit : #3

Faire remonter les problèmes au Maire sortant ? Chez nous dans la périphérie, quel élu n'a pas vu l'état déplorable de nos chemins. C'est peut-être bien pour ceux qu'ont un 4X4 ? Les élus sont tous au courant puisqu'ils nous promettent d'y remédier...
Ces chemins ne desservent pas beaucoup d’habitants mais ils étaient bien entretenus autrefois ! Alors pourquoi avoir attendu les élections pour nous rassurer ?
On entend dire que les travaux pour faire les routes coutent chers, mais un mauvais suivi de l’entretien se paiera un jour ou l’autre. Je crois que les 2 fossés qui longent la route de chaque coté ont pour but d’assurer l’écoulement des eaux de la chaussée. Quand les fossés sont curés ils ne sont pas dimensionnés à 1 mètre de large et à 60 centimètres de profondeur, ils se traduisent par des travaux du style de la petite curette qui coutent moins chers et permettent d’en faire plus long ! Tant pis si le fossé se comble dans l'année avec l'herbe du fauchage et obstrue les aqueducs. Toutes ces restrictions de travaux d’entretien de la voirie, dans quel but ? Pour ne pas augmenter l’impôt ou satisfaire d’autres réalisations ? Nous, on n'habite pas entre le chateau et les halles ou à côté des Mairies !

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