-1672-1739- FRANCOIS DE LA ROCHEFOUCAULD

Rédigé par Daniel Fradon - 10 février 2020

 

 

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L’évidence aurait autorisé certains à le faire naître à Montendre ! L’absence de preuve n’aura berné que ceux qui s’y étaient fait prendre. L'omission de la vérification du lieu de naissance ne semblait point cruciale… L’empressement à nous présenter un coup d’éclat avait négligé ce travail !
 
L’espoir anime les autres à découvrir le véritable lieu, et dans ce but ils mènent bataille. La claque, arque boutée sur les fastes de la cérémonie, argue qu’il s’agit d’un détail !
 
Rappelons qu’en l’an 2014 nous apprenions de futurs travaux aux abords du château. Les Anglais nous avaient envoyé une pierre dont son effet devait attirer les badauds. Une pierre tombale usagée provenant de Westminster, un étrange cadeau ! La voilà disposée et signalée vers une esplanade aménagée sur l’ancien réservoir d’eau. Elle devait témoigner au passant qu’un illustre personnage était de Montendre… Précipitamment la municipalité l’avait mis en exergue et nous devions l’entendre !
 
Pierre qui roule n’amasse pas mousse, mais celle-ci avait vu des gens se recueillir. Ici elle aura symboliquement fait « mousser » quelques-uns au point de s’enorgueillir.
 
A l’origine, l’ancien Maire s’était précipité à faire décider de ces travaux. Ce point ne figurait pas à l’ordre du jour, le conseil devait se réunir à nouveau. Fort de sa majorité au conseil municipal, le Maire avait eu le dernier mot. L’étude des projets visant la conception et la mise en œuvre du choix des matériaux, comprenait-elle la recherche d’une bibliographie de François de La Rochefoucauld ? Le Cercle de généalogie Sud Saintonge n’a pas été sollicité pour éclairer les municipaux. On s’investi à mieux connaître un peu l’histoire, celle des La Rochefoucauld : Vous devenez la cible de ces brillants érudits défenseurs des décideurs municipaux.
 
Les gesticulations et les envolées lyriques nous plaçaient devant une évidence. Des paroles aux écritures, elles étaient reprises comme la providence.
 
Copieusement éditées elles constituaient une source contemporaine d’information. Ainsi le son des cloches avait fait son chemin depuis cette fameuse inauguration. Tous ces écrits et futurs bienfaits ravissaient les innocents. Ils avaient constitué le lit d’une légende qui n’aura duré que 5 ans ! Dans l’ignorance, beaucoup se laissent conduire sans contredire. Méfiez-vous donc des biens habiles et en mal de servir sans médire. Voilà les conditions et les artifices qui rendent les tribuns vénérables ! J’observe leur silence et je cite un autre François de cette famille mémorable :
 
« Le silence est le parti le plus sûr de celui qui se défie de soi-même. »
……………
 
Les articles ayant traité le sujet, titrés Merci Marquis et Les Travaux au Pied du Château, ont sensibilisé de nombreux commentateurs désireux de pouvoir s’exprimer. Généreux sur la pertinence de leurs propos, les commentaires ont relevé entres autres l’existence de fausses vérités. Confirmées par plusieurs sources d’informations tangibles et fournies par les intervenants, les commentaires ont été publiés par l’administrateur du présent site visité.
 
Dans cette suite de libre expression, nous avons également appris, par l’un des commentateurs, que Maurice Lannes, comte de Montebello, né le 2 janvier 1867, Paris (75), décédé le 1er août 1917, Paris (75) (à l’âge de 50 ans), lieutenant. Conseiller général de Charente-Maritime sur notre canton de Montendre était l’arrière-petit-fils de Jean Lannes, duc de Montebello (1er, 19 mars 1808), prince de Sievers, né le 10 avril 1769, Lectoure (Gers), décédé le 31 mai 1809, Vienne (Autriche), inhumé en 1810, Panthéon, Paris (75) (à l’âge de 40 ans), général de brigade, maréchal de France.
 
Si les illustres Anglais sont inhumés à l’abbaye de Westminster, nos illustres Français le sont au Panthéon !
 
Comme quoi ce site est utile, car voyez-vous on apprend tous les jours !
Evidemment et localement les anciens se souviennent de la laiterie de La Bruyère… de son importance économique…
 
Pour revenir à notre sujet, voilà cinq ans durant lesquels quelques contemporains nous ont laissé croire que Montendre était le lieu de naissance de François. Je me répète, mais j’insiste, telle une petite graine de mauvaise herbe, cette fausse information s’est déjà développée et peut devenir envahissante. A mon sens, soit l’on possède ce ou ces documents qu’apparemment les historiens n’ont pas encore découverts, soit l’on cherche à cultiver et protéger cette mauvaise herbe.
 
Sauf qu’à ce jour, malgré mes dires et investigations, personne ne semble posséder de document irréfutable prouvant Montendre comme étant le lieu de naissance de François de La Rochefoucauld. Les lecteurs pourront vérifier sur les réseaux sociaux.
 
Sur ce point, j’ai échangé quelques commentaires avec Le Duc de Doudeauville : Il déclare, entre autres explications, qu’actuellement personne ne semble posséder un document d’archive précisant le lieu de naissance de François de La Rochefoucauld.
 
C’est en laissant un commentaire sur le site de Noblesse et Royauté, qu’en réponse à mes interrogations, le Duc de Doudeauville a donc récemment reconnu cette absence de preuve en rajoutant " Le lieu de naissance précis de François de La Rochefoucauld me semble un point de détail anecdotique que vous cherchez à mettre en avant dans le but unique de gêner la municipalité de Montendre dont vous êtes un opposant déclaré"
 
Depuis sa déclaration, certains commentateurs se plaisent à répéter qu’il s’agit d’un point de détail ! Ce genre de propos déjà exprimé pour contredire la vérité n’engage que ceux qui écorchent mes oreilles en disant cela. Ce point de détail est essentiel pour justifier les honneurs montendrais. Evacuer ce lieu de naissance ou vouloir l’ignorer serait un aveu implicite d’impuissance ou de complaisance alors que d’autres contributeurs cherchent et espèrent qu’un jour un vrai document confirmera peut-être Montendre comme étant sa terre natale.
 
Concernant le lieu du domicile des La Rochefoucauld, les archives nationales nous renseignent quelque peu grâce à l’archivage du fond « Minutes et répertoires du Notaire CLAUDE III de TROYES (13 mai 1631-12 mars 1663) » L’extrait de la notice précise « THEVYN (Renée) veuve de Charles de Fonsèque de La Rochefoucauld demeurant ordinairement en son château de Montguyon, à présent logée à Paris rue Tournon… »
 
La famille n’est point sur Montendre en cette époque, je possède d’autres preuves !
 
Je continuerai les recherches sur ce lieu de naissance et le domicile des intéressés, cette histoire, et ne compte pas me taire : Que ça dérange ou pas certaines personnes, les archives sont, et resteront pour de nombreuses années futures, les alliées de toutes les bonnes volontés.
…………
 
Considérant le choix et l’inauguration par la municipalité de cette esplanade dite François de La Rochefoucauld, nous observons de sa part un silence élogieux en réponse à tous ces questionnements. Sous couvert de pseudos, les arguments et les explications semblent produits par une défense officieuse…
 
Pour oser préciser que les preuves du lieu de naissance ne sont pas établies, qu’on ne doit publier que ce qui est certain, il est probable qu’à l’époque des relais postaux, le recours à la lettre de cachet aurait régler ce trouble au «bon» ordre social.
 
Dernièrement, ces défenseurs se gaussent de voir figurer le nom de Montendre sous les voutes de l’abbaye de Westminster !
 
Pour ma part, je suis toujours dans l’attente de recevoir d’un généalogiste Anglais d’autres informations utiles et fiables. Dans l’attente il est urgent de collecter et de rassembler tous les documents existants sur cette famille.
 
Je considère qu’en prévision d’éditer une bibliographie des La Rochefoucauld branche de Montendre, ne serait-ce que pour rétablir la vérité, il faudra veiller à ne retenir, pour une publication sérieuse que des faits prouvés, et ne point se laisser prendre à certaines élucubrations.
 
Les traditions familiales ou us de la noblesse ont leurs particularités, soit ! Mais ce ne sont pas les familles qui décident. Il convient de préciser, même au XXème siècle, les affaires de titres et de majorats sont instruites par la section du sceau de la direction des Affaires civiles et du Sceau. Rendez-vous aux archives Justice ; Direction des affaires civiles et du sceau ; Sous-direction du droit civil ; Bureau du droit civil général et de la section du Sceau - Bureau du droit civil général (1830-1999)
 
Napoléon Ier avait créé le conseil du sceau des titres présidé par l'archichancelier et composé de sénateurs et de conseillers d'État. La Restauration a remplacé le conseil du sceau des titres par une commission du sceau, présidée par le chancelier (ou le garde des Sceaux), mais indépendante du ministère de la Justice. La Monarchie de Juillet a supprimé la commission du sceau en 1830, et rattaché ses attributions à la division des affaires civiles du ministère de la Justice en 1832, qui a pris ensuite le nom de direction des Affaires civiles et du Sceau.
 
D’ailleurs en grattant dans les archives, j’ai trouvé un livre numérique sur internet mais accessible en version papier à l’université de Poitiers : Traité de la SUBROGATION de ceux qui succèdent au lieu et place de Créanciers. Approuvé le 16 mars 1670. Philippes Dermisson. J’invite les visiteurs à lire la page 419 et à suivre " En 1610 Isaac de La Rochefoucauld et Dame Hélène de Fonsèque, son épouse, empruntèrent 7500 livres de Monsieur le Duc de SULLY ; Dans la suite Charles de La Rochefoucauld, leur fils, ayant contracté mariage avec Renée Thévin, il y a clause par le contrat de mariage… Leur fils, (Charles Louis de La Rochefoucauld), Marquis de Montendre, ayant renoncé à la succession de son père (Charles) et à celle de d’Isaac son aïeul"… 
 
Parmi les nombreux travaux des bénévoles de généanet, j’ai consulté les registres des tutelles de Paris. Sous la note bénéfice d’inventaire nous apprenons que Jean Baptiste César de Cottentin de Tourville (marié à Lucie de de La Rochefoucauld) hérite de son cousin issu germain Louis de La Rochefoucauld de Montandre (Louis, prénom usuel de Charles Louis)
 
Je rappelle que ce Charles Louis de La Rochefoucauld marquis de Montendre, marié à Anne Pithou (Contrat de mariage 21 mars 1663 fait en présence de François de La Rochefoucauld, prince de Marcillac, acte qui devrait nous porter quelques renseignements) fille de Pierre Pithou, vicomte de La Rivière, conseiller du Roi au Parlement était le père de François né en 1672, mais également de :
 
- Isaac Charles de La Rochefoucauld , comte de Montendre. Officier dans l'armée du roi, il servit au siège de Mayence, à la bataille de Fleurus, au siège de Mons, au siège de Barcelone. Il participa activement à la bataille de Crémone où il fut blessé. Il fut tué à la bataille de Luzzara le 15 août 1702. 
 
- Louis de La Rochefoucauld , marquis de Montendre. Capitaine de vaisseau en 1704, il fut ensuite capitaine-colonel des suisses de la garde du duc de Berry. Il épousa en 1710 Suzanne d'Argouges dont il n'eut pas de postérité. C'était le dernier La Rochefoucauld à être propriétaire du château de Montendre.
 
- Paul Auguste Gaston de La Rochefoucauld, Chevalier de Montendre, brigadier des armées du roi et colonel du régiment de Béarn marié à Anne Marie Louise Chabot en juillet 1709 qui prit à cause d’elle le titre de Comte de Jarnac. Paul Auguste Gaston se distingua à la défense des retranchements de Donavert en Allemagne, à la bataille de Hochstel en 1704, puis en Flandres à Waberlo près de Bruxelles en 1705 ; Il mourut à Paris le 19 décembre 1714 sans postérité. Sa veuve, Anne Marie Louise s’est remariée le 19 juin 1716 à Charles Annibal de Rohan-Chabot.
 
- Hélène Françoise devenue religieuse ursuline à Saint-Jean d’Angély.
 
Considérant la renonciation de leur père à la succession des biens issus de ceux provenant des La Rochefoucauld, on est en droit de s’interroger, et donc rechercher l’origine de propriété du château antérieure à la possession de Louis de La Rochefoucauld !
 
Encore une autre investigation en vue !
 
Dans l’attente, cette fâcheuse découverte, extraite d’un livre édité en 1670, met à mal la présentation patrimoniale élogieuse des aïeux de François étalée comme argument principal par une défense officieuse !
 
Si certains visiteurs ou généalogistes possèdent des documents d’archives concernant cette famille, je les invite et remercie d’avance de bien vouloir nous aider ou prendre contact avec le cercle de généalogie du Sud Saintonge : Tout vient à point à qui sait attendre…
 
Les renseignements que vous nous communiquerez pourront peut-être redresser des idées préconçues !
 

 

 

Classé dans : Montendre, Histoire - Mots clés : aucun

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