NON AUX PESTICIDES NUISIBLES A NOTRE SANTE ET A NOTRE ENVIRONNEMENT (Secteur de Jonzac)

Rédigé par Chantal Bourry - 01 novembre 2019


 


 

 


 


 

Chantal Bourry nous fournit ces chiffres concernant les achats de pesticides sur le secteur de Jonzac.


 

Ce sont les chiffres de 2017, denières données publiées à ce jour mais ils sont certainement toujours d’actualité, voire en nette progression


 

A noter que la ville de Jonzac même n’utilise plus de pesticides depuis déjà un certain temps


 

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Du fait de la date du 1er novembre, exceptionnellement, la manifestation de l’association nationale « Nous voulons des coquelicots », n’aura pas lieu ce premier vendredi du mois devant le château de Jonzac.


 

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Secteur de Jonzac (17500) : 2ème du département le plus pollué en pesticides


 

Sur les 79 secteurs de codes postaux que comprend la Charente-Maritime, Jonzac est le 2ème secteur après celui d’Archiac, en quantités de substances pesticides déversées par hectare de secteur, hors soufre (substance admise en agriculture biologique).


 

Il est 3ème après Archiac et Burie sur 69 codes postaux, en prenant en considération les quantités de substances (hors soufre) par hectare de surface agricole, et en excluant une dizaine de secteurs comprenant peu de surfaces agricoles (La Rochelle, Vaux-sur-Mer et 8 secteurs des îles de Ré et d’Oléron).


 

Publiés par le système d’information sur l’eau (SIE), les fichiers officiels indiquent pour chaque substance pesticide le code postal de l’acheteur : https://www.data.gouv.fr/fr/datasets/achats-de-pesticides-par-code-postal/. Jusqu’à aujourd’hui (début novembre 2019), les dernières données publiées sont de 2017. Ce dernier trimestre 2019, devraient être publiés les achats 2018.


 

Le secteur du code postal de Jonzac comprend 75 % de surfaces agricoles, avec une orientation viticulture pour la moitié de ses 24 communes. En 2017, ont été achetées sur ce secteur, hors soufre, 98 tonnes de substances pesticides, soit plus de 6 kg de substances actives par hectare de surface agricole déversés dans les champs. Les 572 produits achetés totalisent 237 substances actives différentes.

86 tonnes de substances utilisées sur le secteur de Jonzac sont reconnues dangereuses pour l’environnement et/ou pour la santé. Pour celles-ci, l’acheteur doit payer une redevance pour pollutions diffuses, la RPD. Le montant de cette redevance est compris entre 9 euros par kg pour la 1ère catégorie, celle des substances les plus dangereuses, à 0,9 euro par kg pour la 4ème et dernière catégorie. Rentrent dans la 1ère catégorie près de 26 tonnes de substances achetées sur le secteur de Jonzac.


 

Quelques exemples de produits achetés en 2017 sur le secteur de Jonzac

 

Achat de 7 817 kg de MIKAL FLASH (produit vendu par BAYER France) – Ce fongicide, autorisé depuis 1995, contient 250 g/kg de la substance folpel (RPD : 9 €/kg). Utilisé pour la vigne, sa dose maximale d’emploi est de 4 kg par hectare. Il est « susceptible de provoquer le cancer » et il est « très toxique pour les organismes aquatiques ».


 

Achat de 2 432 kg de ROXAM COMBI (produit vendu par GOWAN France) – Autorisé depuis 2002, ce fongicide contient deux substances actives, principalement du mancozebe (68,9 %), substance exclue à partir de 2020. Utilisé pour la vigne, sa dose maximale d’emploi est de 2 kg par hectare. Il est « susceptible de nuire au fœtus » et il est « très toxique pour les organismes aquatiques, entraînant des effets néfastes à long terme ». La ZNT aquatique (distance à respecter vis-à-vis des points d'eau lors de la pulvérisation) est de 50 mètres.


 

Achat de 13 260 litres de GALLUP SUPER 360 (produit vendu par BARCLAY CHEMICALS R&D LTD) – Cet herbicide, autorisé depuis 2000, contient 485,8 g/litre de la substance glyphosate (RPD : 3 €/kg). Il est considéré dangereux pour l’environnement, et la ZNT aquatique est de 5 mètres. Des produits contenant un total de plus de 12 tonnes de glyphosate ont été achetés sur le secteur de Jonzac en 2017.


 

Achat de 455 litres de GARVINE (produit vendu par ASCENZA AGRO) – Cet insecticide, autorisé depuis 2015, contient 225 g/litre de chlorpyriphos-méthyl (RPD : 3 €/kg). Il peut « être mortel en cas d'ingestion et de pénétration dans les voies respiratoires » pour l’homme et il est reconnu « dangereux pour les abeilles ». Utilisé sur les vignes, sa dose maximale d’emploi est d’1,5 litre par hectare.

712 kg de substances insecticides, très toxiques, ont été achetés sur le secteur de Jonzac en 2017, dont 40 % de néonicotinoïdes, substances interdites depuis 2018.


 

Des molécules de substances pesticides se retrouvent dans l’eau et plus ou moins loin des champs. En outre, elles se cumulent et présentent une plus ou moins forte rémanence. Nuisibles pour notre santé, pour notre environnement, pourquoi ne sont-elles pas interdites ?

Classé dans : Environnement - Mots clés : aucun

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