VOUS N'AVEZ RIEN FAIT ! Petit catalogue d'une longue imposture

Rédigé par J-P Négrel - 22 décembre 2018


 

 

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Le 9 juillet 1849, à l’Assemblée nationale, Victor Hugo s’adressait à ses collègues députés dans un discours mémorable .
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Il y exposait un état des lieux de la société de son époque qu'il concluait par l'expression:
"vous n'avez rien fait"

Ce discours a inspiré votre gastéropode préféré pour l'écriture de l'article qui lui fait suite.
 

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« Je ne suis pas, messieurs, de ceux qui croient qu’on peut supprimer la souffrance en ce monde ; la souffrance est une loi divine ; mais je suis de ceux qui pensent et qui affirment qu’on peut détruire la misère.
Remarquez-le bien, messieurs, je ne dis pas diminuer, amoindrir, limiter, circonscrire, je dis détruire. La misère est une maladie du corps social comme la lèpre était une maladie du corps humain ; la misère peut disparaître comme la lèpre a disparu. Détruire la misère ! Oui, cela est possible ! Les législateurs et les gouvernants doivent y songer sans cesse ; car, en pareille matière, tant que le possible n’est pas fait, le devoir n’est pas rempli.
La misère, messieurs, j’aborde ici le vif de la question, voulez-vous savoir jusqu’où elle est, la misère ? Voulez-vous savoir jusqu’où elle peut aller, jusqu’où elle va, je ne dis pas en Irlande, je ne dis pas au Moyen Âge, je dis en France, je dis à Paris, et au temps où nous vivons ? Voulez-vous des faits ?
Mon Dieu, je n’hésite pas à les citer, ces faits. Ils sont tristes, mais nécessaires à révéler ; et tenez, s’il faut dire toute ma pensée, je voudrais qu’il sortît de cette assemblée, et au besoin j’en ferai la proposition formelle, une grande et solennelle enquête sur la situation vraie des classes laborieuses et souffrantes en France. Je voudrais que tous les faits éclatassent au grand jour. Comment veut-on guérir le mal si l’on ne sonde pas les plaies ?
Voici donc ces faits.
Il y a dans Paris, dans ces faubourgs de Paris que le vent de l’émeute soulevait naguère si aisément, il y a des rues, des maisons, des cloaques, où des familles, des familles entières, vivent pêle-mêle, hommes, femmes, jeunes filles, enfants, n’ayant pour lits, n’ayant pour couvertures, j’ai presque dit pour vêtement, que des monceaux infects de chiffons en fermentation, ramassés dans la fange du coin des bornes, espèce de fumier des villes, où des créatures s’enfouissent toutes vivantes pour échapper au froid de l’hiver.
Voilà un fait. En voulez-vous d’autres ? Ces jours-ci, un homme, mon Dieu, un malheureux homme de lettres, car la misère n’épargne pas plus les professions libérales que les professions manuelles, un malheureux homme est mort de faim, mort de faim à la lettre, et l’on a constaté, après sa mort, qu’il n’avait pas mangé depuis six jours.
Voulez-vous quelque chose de plus douloureux encore ? Le mois passé, pendant la recrudescence du choléra, on a trouvé une mère et ses quatre enfants qui cherchaient leur nourriture dans les débris immondes et pestilentiels des charniers de Montfaucon !
Eh bien, messieurs, je dis que ce sont là des choses qui ne doivent pas être ; je dis que la société doit dépenser toute sa force, toute sa sollicitude, toute son intelligence, toute sa volonté, pour que de telles choses ne soient pas ! Je dis que de tels faits, dans un pays civilisé, engagent la conscience de la société tout entière ; que je m’'en sens, moi qui parle, complice et solidaire, et que de tels faits ne sont pas seulement des torts envers l’homme, que ce sont des crimes envers Dieu !
Voilà pourquoi je suis pénétré, voilà pourquoi je voudrais pénétrer tous ceux qui m’écoutent de la haute importance de la proposition qui vous est soumise. Ce n’est qu’un premier pas, mais il est décisif. Je voudrais que cette assemblée, majorité et minorité, n’importe, je ne connais pas, moi de majorité et de minorité en de telles questions ; je voudrais que cette assemblée n’eût qu’une seule âme pour marcher à ce grand but, à ce but magnifique, à ce but sublime, l’abolition de la misère !
Et, messieurs, je ne m’adresse pas seulement à votre générosité, je m’adresse à ce qu’il y a de plus sérieux dans le sentiment politique d’une assemblée de législateurs ! Et à ce sujet, un dernier mot : je terminerai par là.
Messieurs, comme je vous le disais tout à l’heure, vous venez avec le concours de la garde nationale, de l’armée et de toute les forces vives du pays, vous venez de raffermir l’État ébranlé encore une fois. Vous n’avez reculé devant aucun péril, vous n’avez hésité devant aucun devoir. Vous avez sauvé la société régulière, le gouvernement légal, les institutions, la paix publique, la civilisation même. Vous avez fait une chose considérable… Eh bien ! Vous n’avez rien fait !
Vous n’avez rien fait, j’insiste sur ce point, tant que l’ordre matériel raffermi n’a point pour base l’ordre moral consolidé ! Vous n’avez rien fait, tant que le peuple souffre ! Vous n’avez rien fait, tant qu’il y a au-dessous de vous une partie du peuple qui désespère ! Vous n’avez rien fait, tant que ceux qui sont dans la force de l’âge et qui travaillent peuvent être sans pain ! Tant que ceux qui sont vieux et ont travaillé peuvent être sans asile ! Tant que l’usure dévore nos campagnes, tant qu’on meurt de faim dans nos villes, tant qu’il n’y a pas des lois fraternelles, des lois évangéliques qui viennent de toutes parts en aide aux pauvres familles honnêtes, aux bons paysans, aux bons ouvriers, aux gens de cœur ! Vous n’avez rien fait, tant que l’esprit de la révolution a pour auxiliaire la souffrance publique ! Vous n’avez rien fait tant que dans cette œuvre de destruction et de ténèbres, qui se continue souterrainement, l’homme méchant a pour collaborateur fatal l’homme malheureux ! »

Pourvu que ces mots guident un jour l’action des politiques et, plus largement, l’action de tous les gens de pouvoir. L’humanité le mérite. »

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VICTOR HUGO NOUS INSPIRE !

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Pratiquement 170 ans après,quelle étrange actualité imprègne dans son esprit et dans sa lettre ce discours de Victor Hugo lu  devant l'Assemblée Nationale le 9 juillet 1849 !

 

Fort heureusement d’importants progrès sociaux ont été accomplis depuis l’époque de Victor Hugo.

 

Mais rarement accordés de bonne grâce ! Et très souvent au prix d'importants mouvements sociaux, de sacrifices, de souffrances, voire même de combats parfois sanglants !

 

Et ces éléments indispensables à la vie humaine en société que l’on appelle «acquis sociaux», durement gagnés, ne sont-ils pas régulièrement remis en cause sous différents prétextes par certains dirigeants politiques qui ne cessent pourtant de déclarer leur amour du Peuple et de la Patrie ?

 

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Pour paraphraser avec une certaine humilité Victor Hugo, grand écrivain et humaniste, pourrait-on malgré tout se risquer à écrire ce qui suit à l'adresse de ce qu'on appelle « la classe politique » ?

 

En préambule,il est bon de rappeler toutefois qu'à l'intérieur de ce monde de la politique, se trouvent des hommes et des femmes compétents, honnêtes, intègres, et sincèrement dévoués au bien commun. Mais ils ne semblent pas avoir suffisamment d'influence sur la gestion de notre pays, si l'on se réfère aux changements et résultats positifs attendus vainement dans différents domaines depuis bien des lustres…

 

Mais finalement, sont-ce bien ces personnes-là que nous avons majoritairement désignées pour conduire avec compétence et honnêteté les affaires de notre pays ? Ou avons-nous été trop sensibles au charme ravageur de la langue de bois, et trop crédules face aux éternelles promesses des «lendemains qui chantent» ?...Et qui , en réalité, depuis trop longtemps déchantent régulièrement!...

 

 

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LA SANTÉ PUBLIQUE

 

Au sein de nos hôpitaux «rentabilisés», de nos centres d’urgence, les infirmières et infirmiers, soignants, aides-soignants, mal rémunérés , non revalorisés,submergés faute de moyens , ne s'épuisent-ils pas , ne se découragent-ils pas , ne vous le disent-ils pas depuis longtemps ? Les maternités ne disparaissent-elles pas ici et là ? Les médecins ne sont-ils pas normalement partis à la retraite sans que vous l'ayez prévu à travers un « numerus clausus »  qu'il eût fallu prévoir d'actualiser en conséquence ? Ainsi, des «déserts médicaux» ne sont-ils pas apparus un peu partout ? Sans évoquer la situation dramatique de la psychiatrie.

Afin de remédier à ce déplorable état des choses,chers parlementaires, chers ministres, chers présidents successifs,

 

VOUS N'AVEZ RIEN FAIT !

(Et que faites-vous réellement ?)

 

!

 

!        !

 

En réduisant systématiquement l’action de la Sécurité Sociale , ne trahissez-vous pas le Pacte Social institué par certains de vos prédécesseurs qui prévoyait que chacun puisse se soigner quels que soient ses moyens et sa maladie ?

 

CELA, VOUS L'AVEZ FAIT !

(Et vous poursuivez votre œuvre allègrement!)

 

!

 

!        !

 

Faute de moyens dans certains EHPAD pourtant hors de prix pour un grand nombre, faute de moyens,nos anciens ne sont-ils pas maltraités durant les quelques temps qu'il leur reste à survivre ?

Afin de remédier à ce déplorable état des choses,chers parlementaires, chers ministres, chers présidents successifs,

 

VOUS N'AVEZ RIEN FAIT !

(Et que faites-vous réellement ?)

 

!

 

!        !

 

Des groupes de pression industriels et financiers, durant des lustres, comme par exemple ceux du bâtiment pour l’amiante ou de l’industrie minière pour la silicose, n’ont-ils pas empoisonné l’environnement humain immédiat , provoquant des maladies mortelles qui sévissent encore de nos jours ?

 

VOUS N'AVEZ RIEN FAIT !

(Et ça continue pour l’amiante, eu égard aux décisions de justice  !)

 

 

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LE PACTE RÉPUBLICAIN

 

Liberté, Égalité, Fraternité

 

La République n'est-elle pas confisquée par un personnel politique cumulard «hors sol», auquel si souvent vous appartenez , et qui se reproduit «entre amis» et également grâce à la très technocratique ENA qui fabrique en série des acteurs formatés sans aucun humanisme ? Au niveau local, de nouvelles baronnies ne se sont-elles pas mises en place, régnant souvent sans partage et sans concertation, selon leur bon plaisir, au mépris trop souvent des règles élémentaires de la démocratie ?

Afin de remédier à ce déplorable état des choses,chers parlementaires, chers ministres, chers présidents successifs,

 

VOUS N'AVEZ RIEN FAIT !

 (Et avez-vous vraiment envie de faire quoi que ce soit ?)

 

!

 

!        !

 

L'Assemblée Nationale et un Sénat inutile et beaucoup trop coûteux, ne comptent-ils pas parmi leurs trop nombreux membres des personnes en réalité strictement non représentatives si l'on s'en réfère strictement à la définition très démocratique de «chorum» concernant le corps électoral ? Notion en réalité systématiquement non respectée à l'issue «d'élections» fantoches entachées d'une importante abstention et d’un important vote blanc ?

Et de plus, concernant spécifiquement le Sénat, ses trop nombreux membres, hommes politiques de métier en fin de carrière, généreusement gratifiés de rémunérations, retraites et privilèges totalement injustifiés,«élus» hors du Suffrage Universel, très minoritairement, par un corps électoral particulier composé de « copains » locaux.

De même, à votre service , un personnel très nombreux au sein de l’Assemblée et du Sénat, ne jouit-il pas aux frais des citoyens d’exorbitantes rémunérations et primes non justifiées , et d’un statut et privilèges ahurissants et hors de propos ?

Afin de remédier à ce déplorable état des choses,chers parlementaires, chers ministres, chers présidents successifs,

 

VOUS N'AVEZ RIEN FAIT !

 (Et avez-vous vraiment envie de faire quoi que ce soit ?)

 

!

 

!        !

 

A la tête de notre État qui se proclame glorieusement républicain, ne règne-t-il pas un personnage élu selon les mêmes critères non démocratiques, qui, de plus, jouit également de privilèges supérieurs ? Privilèges perpétués sur fonds publics tout au long de sa vie une fois son mandat achevé. De surcroît, ce monarque républicain n'entretient-il pas avec délices la notion et le poste de «Première Dame» pour une compagne non élue, qui bénéficie elle-même avec délices de privilèges totalement indus qui, de plus, ont un coût important pour les finances publiques  ? La notion même de «Première Dame» , notion en elle-même aberrante, ne montre-t-elle pas à quel point le pouvoir est majoritairement masculin en France ?

Imaginons l'existence future éventuelle, équivalente et ridicule d’un «Premier Monsieur» ! Ce qui paraît ridicule au masculin, ne l'est-il pas d'ores et déjà au féminin ?

De même, au sein du Palais de l’Élysée ,au service de ce monarque républicain , aux frais des citoyens,un personnel très nombreux ne jouit-il pas également de rémunérations et primes exorbitantes, statut et privilèges totalement injustifués ?

Afin de remédier à ce déplorable état des choses,chers parlementaires, chers ministres, chers présidents successifs,

 

VOUS N'AVEZ RIEN FAIT !

(Et avez-vous vraiment envie de faire quoi que ce soit ?)

 

!

 

!        !

 

L’existence discrère de ces nombreux « Comités Théodules » dont l’utilité est souvent discutable, et à la tête desquels se retrouvent casés par "le fait du Prince" les «amis du pouvoir", en mal de poste, compétents éventuellement ou pas, et dont la rémunération est souvent opaque mais très confortable, cela ne constitue-t-il pas une véritable injure à la démocratie et aux institutions républicaines ?

Afin de remédier à ce déplorable état des choses,chers parlementaires, chers ministres, chers présidents successifs,

 

VOUS N'AVEZ RIEN FAIT !

(Et avez-vous vraiment envie de faire quoi que ce soit, susceptibles d’en bénéficier vous-mêmes un jour ? 

 

!

 

!        !

 

Chers parlementaires, chers ministres, ce personnel politique auquel vous appartenez , ne jouit-il pas , comme au sommet de l'état, au vu et au su de chaque citoyenne et de chaque citoyen, de privilèges dignes de l'Ancien Régime ?

Afin de remédier à ce déplorable état des choses,chers parlementaires, chers ministres, chers présidents successifs,

 

VOUS N'AVEZ RIEN FAIT !

(Et avez-vous vraiment envie de faire quoi que ce soit ?)

 

!

 

!        !

 

La démocratie n'est-elle pas dévoyée au profit de puissants groupes de pression financiers et industriels auxquels vous demeurez étrangement sensibles et à l'écoute, souvent au mépris total de toute logique économique, sociologique,écologique ou sanitaire ? Au grave détriment du peuple que vous êtes censés représenter et préserver de l'arbitraire aveugle et égoïste de certaines puissances d'argent ?

Ce peuple souvent jeté à la rue, sans emploi, lorsque la décision arbitraire  a été prise par l'oligarchie industrielle et financière de fermer des usines pourtant rentables. Parfois en délocalisant à l'intérieur même d'une Europe sans hamonisation sociale et fiscale. En pratiquant ainsi une concurrence déloyale.

Afin de remédier à ce déplorable état des choses,chers parlementaires, chers ministres, chers présidents successifs,

 

VOUS N'AVEZ RIEN FAIT !

(bien au contraire !)

 

!

 

!        !

 

La grande majorité de la Presse écrite et télévisée n'est-elle pas aux mains de groupes financiers, menacée de cette façon d'un manque total d'objectivité concernant de nombreux sujets , et soupçonnée à juste titre de manipuler l'opinion au profit de ces mêmes groupes financiers et de leurs amis politiques ?

 

La situation n'est-elle pas aggravée à la faveur de cette nouvelle loi « Secret des affaires » que vous venez d’instituer?

 

N’est-ce pas un comble que face à cette scandaleuse situation, ceux qu’on appelle « les Lanceurs d’Alerte » qui s’évertuent d’informer des graves et dangereuses dérives de cette oligarchie,soient souvent poursuivis alors qu’il réalisent une œuvre d’Utilité Publique ?

 

Face à cette grave atteinte à la liberté d'expression, caractérisée par la violation des principes mêmes de ce qui avait été décidé à l'unanimité en 1945 par l’ensemble des forces politiques de l'époque au sein du Conseil National de la Résistance dans son programme « Les jours heureux », afin de remédier à ce déplorable état des choses,chers parlementaires, chers ministres, chers présidents successifs,

 

VOUS N'AVEZ RIEN FAIT !

(Bien au contraire!)

 

!

 

!        !

 

Souvent, la justice déclarée «indépendante» dans une république «normale» n'est-elle pas malgré tout, rendue différemment selon l'état de fortune ou la position sociale du justiciable ?...Et encore, souvent, ne faut-il pas être en mesure de pouvoir la financer ?

 

 

« Selon que vous serez puissant ou misérable, les jugements de Cour vous rendront blanc ou noir »

Jean de La Fontaine

 

A l'occasion de différentes affaires et scandales de nature financière, politique ou autre, passées ou récentes, n'assistons-nous pas effectivement à la fidèle retranscription de ce que dénonçait déjà La Fontaine en son temps, à savoir également une allusion à «La bataille du pot de terre contre le pot de fer"  ?

 

Et que dire de cette révélatrice expression populaire : «il a le bras long !» ?

 

Afin de remédier à ce déplorable état des choses,chers parlementaires, chers ministres, chers présidents successifs,

 

VOUS N'AVEZ RIEN FAIT !

(Certainement pas suffisamment!)

 

!

 

!        !

 

L’égalité face à l’impôt, n’est-elle pas une utopie, compte-tenu notamment des différents privilèges que vous vous êtes accordés dans ce domaine et bien d’autres ? L’évasion fiscale, l’optimisation fiscale ,l’absence de soumission à l’impôt pour de nombreux acteurs de l’économie directe, par exemple les multinationales, ou numérique, par exemple les GAFA, n’ont-ils pas pour conséquence l’alourdissement important de l’impôt pour les citoyens ordinaires?

Afin de remédier à ce déplorable état des choses,chers parlementaires, chers ministres, chers présidents successifs,

 

VOUS N'AVEZ RIEN FAIT !

(Ou si peu!)

 

!

 

!        !

 

L’insatiable cupidité des milieux financiers ne nous menace-t-elle pas épisodiquement de nouvelles crises génératrices de catastrophes économiques , de chômage et de misère pour des millions d’êtres humains ? Des mécanismes permettant d’éviter ces catastrophes ne sont-ils pas tout simplement rejetés ?

 

VOUS N'AVEZ RIEN PU FAIRE !

(Objectivement à cause des Institutions Européennes !)

 

 

!

 

!        !

     

 

Malgré certaines promesses bien connues, des humains ne dorment-ils pas sur les trottoirs et, parfois, n’y meurent-ils pas de froid ou de canicule ?

Afin de remédier à ce déplorable état des choses,chers parlementaires, chers ministres, chers présidents successifs,

 

VOUS N'AVEZ RIEN FAIT !

(Certainement pas suffisamment!)

 

 

!

 

!        !

       

 

 

Souvenons-nous de l' appel de l’Abbé Pierre pour les Sans-Logis qui meurent de froid dans la rue

(Hiver 1954)

 

 

!

 

!        !

       

 

L’égalité des chances dans nos écoles et universités, l’accès aux études supérieures dans les filières de leur choix pour nos étudiants,ne sont-ils pas remis gravement en cause ?

Les budgets de la Recherche, véritable avenir scientifique, technique et industriel de notre pays, ne sont-ils pas systématiquement réduits ?

Nos jeunes chercheurs sans moyens, mal rémunérés, trop souvent sans aucun poste, régulièrement précarisés , ne sont-ils pas contraints de s'expatrier pour proposer et valoriser leurs compétences à l'Etranger ?

 

CELA, VOUS L'AVEZ FAIT !

(Et vous poursuivez votre œuvre allègrement !)

 

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LE BIEN PUBLIC

 

 

Des pans entiers de notre richesse nationale, nos Services Publics ne sont-ils pas scandaleusement bradés au profit d'appétits financiers privés ? Nos Services Publics ainsi détruits, ne disparaissent-ils pas dramatiquement partout dans notre pays  ? Dans ces conditions, pourront-ils remplir partout pleinement leurs missions au service de tous et de chacun ? En l’état actuel des choses , ne peut-on légitimement en douter ? De plus, cette situation, dans certains domaines, ne constitue-t-elle pas une perte considérable de revenus pour l’État ?

 

CELA, VOUS L'AVEZ FAIT !

(Et vous poursuivez votre œuvre allègrement!)

 

 

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ENVIRONNEMENT ET TRANSITION ÉNERGÉTIQUE

 

N'avez-vous pas en son temps lancé dans notre pays un important programme de nucléarisation de l'énergie ? En aviez-vous prévu le coût exorbitant du démantèlement futur de centrales dangereusement obsolètes ,ainsi que celui du retraitement et du stockage des énormes masses de très dangereux déchets radioactifs engendrés pour des temps immémoriaux ? Aviez-vous pris conscience qu'il était physiquement impossible de les retraiter réellement afin d'en éliminer la très nocive radioactivité multimillénaire ? Qu'avez-vous prévu, hormis un stockage des plus problématiques ? Ne poursuivez-vous pas en réalité ce dangereux programme nucléaire ? Proposez-vous réellement un programme de transition énergétique dûment chiffré et détaillé dans sa nature et son calendrier ? Ainsi que dans son mode de financement ?

Afin de remédier à ce déplorable état des choses,chers parlementaires, chers ministres, chers présidents successifs,

 

VOUS N'AVEZ RIEN FAIT !

(Bien au contraire!)

 

 

!

 

!        !

       

 

Les groupes de pression économique de l'industrie chimique ne font-ils pas répandre sciemment sur toute la planète et notamment chez nous, des millions de tonnes de poisons qu'ils savent et que vous savez pertinemment cancérigènes ou perturbateurs endocriniens, persistants durant de très nombreuses décennies dans nos sols, nos nappes phréatiques, transmis en héritage à nos enfants ?

La Nature, la faune, la flore, les équilibres et la diversité écologiques, la santé publique, ne sont-ils pas ainsi mis dramatiquement en grave danger ?

Afin de remédier à ce déplorable état des choses,chers parlementaires, chers ministres, chers présidents successifs,

 

VOUS N'AVEZ RIEN FAIT !

(Bien au contraire, ou si peu !)

 

 

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CONCLUSION

 

Face à tous ces dysfonctionnements de notre société.

 

Face à la déliquescence de nos principes républicains et démocratiques de liberté, égalité, fraternité.

 

Face à l'imposture

 

Face au gâchis humain

 

Face au gâchis industriel

 

Face au gâchis intellectuel

 

Face à la corruption qui s’étend.

 

Face à la déliquescence de l'État de Droit

 

Face à l'opacité de certains financements

 

Face aux périls environnementaux qui nous menacent

 

Mesdames et Messieurs qui formez le personnel politique qui prétend nous gouverner, pensez-vous que l’attrait pour une carrière politique est basé principalement sur les nombreux avantages et privilèges qu’elle offre,sur le goût quelque peu suspect pour le pouvoir, ou bien qu’il s’agit réellement d’œuvrer en conscience et avec motivation et sincérité pour le bien de votre pays ?

 

A la lecture de ce bilan pourtant très résumé de l’état déplorable de notre société, ne pensez-vous pas , notamment, que :

 

gouverner, c’est prévoir ?

 

 

« Gouverner, c’est prévoir, et ne rien prévoir, c’est courir à sa perte. »

 

Emile de Girardin

 

(1852)

 


 


 


 


 


 


 


 


 


 


 

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