EUROCHESTRIES: EUROPHORIE

Rédigé par J-P Négrel - 23 juillet 2002

 

Européenne euphorie et bien plus encore grâce à la présence musicale de nos "cousins" australiens …

 

Euphorie, c'est très certainement le sentiment qu'ont éprouvé sans réserve les centaines de personnes présentes au concert d'ouverture des Eurochestries 2002 dans l'église de Jonzac.

Il est par nature extrêmement difficile de décrire, de communiquer la sensibilité et l'émotion musicales, sans retomber inévitablement dans les clichés habituels du "langage universel" et de la "fraternité entre les peuples".C'est pourtant bien de cela dont il s'agit.

Admirable jeunesse venue de partout que rien ne distingue d'une autre jeunesse d'ici, de là-bas ou d'ailleurs, et que l'amour de la musique réunit et fédère dans l'amitié réciproque d'une noble passion partagée. L'émotion du public, des musiciens et de leur chef était d'autant plus intense au moment d'applaudissements en déluge tellement mérités par tous ces jeunes dévoués à l'art que d'aucuns considèrent comme étant le plus élevé.

Eternelle magie féerique des sons, de la mélodie familière et de la ravissante harmonie, se transmettant mystérieusement à travers cet indescriptible quelque chose que certains peut-être appellent l'âme, qui communique et communie puissamment avec elle.

Incroyables sculpteurs d'impalpable et d'éphémère, édificateurs d'invisibles architectures intemporelles, voûtes fugaces qui nous enveloppent parmi les voûtes de pierre séculaires, qui nous charment le cœur en écho, ces chefs et leur baguette magique qui tantôt déchaînent la tempête tonitruante des cuivres, le tonnerre puissant des percussions ou bien appellent à l'apaisement par le zéphyr amoureux des archets à l'unisson, la brume ou fraîche ou chaleureuse, parfois ironique, mais sans cesse légère des bois, l'interrogation étrange des pizzicati à la fois complices et distants, tous éléments variés formant une symphonie de couleurs sonores assemblées par le génie des compositeurs.

Devant ce spectacle réjouissant, on a envie de clamer à tous les peuples de la Terre: bon sang, faites de la musique, pas la guerre!...

Enfin, il faut bien noter plus prosaïquement que voilà un budget bien attribué et bien utilisé, et observer que la résurrection voici quelques années des Eurochestries est due à la volonté personnelle de notre Président du Conseil Général, et que sa mise en œuvre est menée "tambours battants", par un autre variété d'orchestre, une autre équipe tout aussi dévouée appelée Ecole de musique de la Haute Saintonge, qui , étant donné la diversité de ses activités, mériterait certainement le titre d'Ecole des Arts, avec un chef dynamique que chacun connaît bien : Révolte de son prénom Claude…On est heureux et on le dit: que vivent les Eurochestries !

 

 

Jean-Paul Négrel

Classé dans : archives, Haute Saintonge - Mots clés : Musique

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